360
L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
d’esquisser, que devaient être réglées les relations
douanières et commerciales du Zollverein, augmenté
de l'Autriche, avec la France et avec la Grande-
Bretagne, et il conférait à la Prusse eu même temps
qu’à l'Autriche le soin de conduire en commun les
négociations qui pourraient venir à s’ouvrir avec ces
deux États étrangers.
Ainsi la combinaison imaginée par le cabinet de
Vienne revenait à réunir le Zollverein et l’Autriche
en un seul vaste territoire douanier et industriel,
organisé identiquement sous le rapport des douanes,
à droits rigoureusement uniformes, laissant le champ
absolument libre, en dedans de sa spacieuse en
ceinte, aux produits intérieurs du sol et do l’activité
manufacturière, mais abandonnant en propre à cha
cun des fragments agglomérés le montant des recet
tes que lui procureraient les droits fiscaux propre
ment dits, c’est-à-dire ceux perçus sur les denrées
coloniales et sur tous les objets manufacturés du
dehors, et ne faisant masse que d’une partie des
droits industriels, pour que la distribution s’en ef
fectuât selon une proportion extrêmement simple.
Assurément ces plans témoignaient de la sagacité
de leurs auteurs et ne mau(¡uaient nullement d’à-
propos. Leur réalisation eût imposé à l’Autriche
les plus lourds sacrifices, tandis que le Zollverein,
sans avoir en apparence à en faire aucun, eût ob
tenu l’accès sans entraves de toutes les provinces
autrichiennes, sur lesquelles il avait, en général,