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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
compte 78.000 broches de retordage pour fil à coudre,
réparties sur trois établissements ; quatorze tissages pos
sèdent ensemble 12.000 métiers à tisser mécaniques. On
y trouve, en outre, de grandes fabriques d’impression
sur tissus, des teintures, des apprêts, des ateliers de
construction de machines; enfin, une filature de laines
peignées, ancienne et renommée.
Augsbourg est située à environ 700 kilomètres de
Brême, et le transport du coton depuis ce port de mer,
y revient à 246 marks (308 francs) par wagon. Le bassin
bonifier de la Saar en est distant de plus de 400 kilo
mètres ; il y a600 kilomètres jusqu’à celui de la Ruhr et
environ 900 kilomètres pour venir de celui de la Haute-
Silésie. Le transport d’un wagon de charbon y revient
entre 100 et 150 marks (125 à 187 francs). Ce sont là des
charges considérables pour l’industrie. Mais, située au
confinent de deux rivières, la Lech et la Wertach qui
descendent en ligne directe et parallèlement, delà chaîne
des Alpes — frontière du Tyrol et de la Bavière — Augs
bourg possède plus de 9.000 chevaux de force hydrauli
que. Ce qui ne l’empêche pas d’ailleurs, de posséder
aussi plus de 21.000 chevaux-vapeur, dont une partie
toutefois, ne fonctionne que lorsque le niveau des eaux
n’est pas fa- vorable. Notons en passant que, devançant
la loi, et en avance sur les autres centres cotonniers d’Al
lemagne, les industriels cotonniers d’Augsbourg ont
abaissé la durée de la journée de travail de onze heures
à dix heures, depuis le 1 er janvier 1906.
La ville de H of, en Bavière — province de Haute-
Franconie, 37.000 habitants — possède 330.000 broches
de filature réparties entre quatre établissements et 3.435
métiers à lisser mécaniques, dans neuf lissages. Là, la
force hydraulique fait entièrement défaut, mais les mines
de bouille et de lignite de Franconie et du bassin saxon