LES PROBLÈMES GÉNÉRAUX 317
loppe, actuellement, dans des conditions qui font bien
augurer de son avenir. Il faut souhaiter et espérer, aussi,
que l’Indochine arrivera à être notre fournisseur de thé.
Quant à nos exportations en Indochine, il est vraisem-
blable qu’elles suivront un développement parallèle à
celui de la richesse de ce pays dont la mise en valeur est
loin d’être terminée et qui, néanmoins, à vu doubler le
volume de son commerce extérieur au cours de ces vingt
dernières années.
Mais l’Indochine ne constitue pas seulement un dé-
bouché de premier ordre, grâce à la capacité d'absorption
de son marché intérieur. Un autre rôle semble lui être
dévolu en raison de la place exceptionnelle qui est la
sienne dans le monde et qui ne saurait manquer, dans
l’avenir, d’être exploité avec profit.
Notre possession est, en eflet, située à une distance
sensiblemen‘ ‘-:'e des grands centres commerciaux que
sont Canton =— aille, Batavia, Singapore et Rangoon,
et se trouve. en conséquence, admirablement placée
pour servir d’entrepôt à tous ces grands marchés. La
réalisation d’une telle hypothèse ne manquerait pas de
stimuler les exportations françaises et de développer les
aliments de fret de notre flotte marchande dans cette
partie du monde.
Au point de vue purement financier je ne saurais
pmettre ce qui suit.
S’il peut être désagréable, parfois, pour un Français,
de constater que la monnaie d’une colonie fait prime
sur notre monnaie nationale, il n’en reste pas moins, à
se placer au point de vue de l'intérêt général, le seul que
nous ayons à prendre ici en considération, que cette situa-
tion a une contre-partie très favorable. N’existe-t-il pas
de nombreuses entreprises françaises qui, du fait de cet
état de choses, possèdent en piastres indochinoises, c’est-