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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
gouverneurs, et les villages indigènes des curacas.
Les gobernadores sont le plus souvent des métis ou
des Indiens comme leurs administrés choisis parmi les
plus riches ou les plus intelligents. Ces fonctionnaires ne
sont pas moins sévères pour leurs compatriotes que les
fonctionnaires de race blanche ; ils sont d autant plus
tentés de se laisser aller à quelques actes arbitraires que
le plus souvent ils sont hors de tout contrôle, n’étant pas,
en raison du mauvais état des routes, en communication
régulière avec le pouvoir central.
VIII. —Une cinquantaine de ports, criques ou mouil
lages, s’ouvrent sur l’immense littoral péruvien. D’après
leur classification officielle, il en existe 12 de première
classe, 12 de deuxième classe et 30 de troisième classe.
Sauf quelques exceptions, on peut dire que si ces ports
sont nombreux, trop nombreux même, ils sont en général
mauvais et de difficile accès, car sur la côte du Pérou si le
ciel est toujours sans nuage et les tempêtes rares, la mer
n’en est pas moins souvent houleuse à proximité de la
terre, ce qui rend toujours les atterrissages difficiles.
En venant du nord au sud on trouve les ports de Tumbès,
Paita, Sechura, Pimenter, Eten, Pacasmayo, Salaverry,
IIuanchaco, Chimbote, etc.
Paita, Eten, Pacasmayo, Salaverry sont de petites villes
d’une importance relative. Le port de Paita est assez
actif, Eten est une escale insignifiante, Pacasmayo
n’est remarquable que par une végétation assez abon
dante et par la formation bizarre de la baie ; ce port pré
sente au voyageur une vuetrès curieuse.
Salaverry ne présente rien de notahle, sinon que ce
port, qui n’est qu’à 200 milles du Callao. offre toujours aux
voyageurs, le spectacle d'un débarquement laborieux et
des plus couleur locale. Il est vrai qu’il n’est pas facile