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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
vernementale et à mettre ainsi des ouvriers âgés ou
infirmes à l’abri.
Puis encore, à distribuer des secours aux femmes des
réservistes ou territoriaux appelés à faire une période
d'exercices.
Il est distribué des primes d’ancienneté. Cette institu
tion n’a rien à voir avec la précédente, car ces primes
ne sont pas considérées comme un secours.
Après une première année de service complète, tout
ouvrier touche une prime de 37 fr. 50; deux ans plus
tard, c’est-à-dire après trois années de service, il touche
68 fr. 75; trois ans après, soit lorsqu’il a 6 années de
présence, il touche 112 fr. 50 ; après 10 années 162 fr. 50,
après 15 ans, 228 fr. ; après 20 ans, 231 fr. ; après 25 ans,
250 fr. ; en outre, à 25 ans de service on lui remet en
core un cadeau jubilaire de 125 fr., ce qui fait qu’il a
touché au total et successivement, après 25 ans de ser
vice, une somme de 1.200 fr. à titre de primes d’ancien
neté. Après 25 ans de service, les primes continuent a
croître de 5 ans en 5 ans; à 50 ans de service, la prime
est de 500 fr., et l’ouvrier a touché en tout, comme
primes, la somme de 3.125 fr.
La Caisse d’épargne donne un intérêt de 5 % aux dé
posants. Le fait qu’un ouvrier possède un dépôt a la
Caisse d’épargne n’a — le cas échéant — aucune in
fluence sur la décision du Comité de répartition des se
cours; donc, un ouvrier reconnu nécessiteux ou digne
d’un secours, recevra, le cas échéant, tout aussi bien ce
secours, qu’il possède ou ne possède pas un compte a la
Caisse d’épargne ; les dépôts sont limités à la somme de
1.250 francs.
La Caisse des malades comptait en 1901, un total de