Metadata: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

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dans les, conditions qui comportent une bonification (Applau- 
dissements). 
Au surplus, courage pour courage, ne poussons pas les cho- 
ses trop loin et ne demandons d’être des héros ni à ceux qui 
portent la robe du magistrat, la toge de l’avocat, ni à ceux 
qui seront demain vos arbitres. 
En tous cas, il ne me paraît pas douteux — et j'en aurai 
lerminé avec ce chapitre qui est pour ainsi dire antérieur à 
celui que je voulais traiter devant vous — il n’est pas douteux 
qu’au point de vue de la célérité, au point de vue des frais, 
même de la discrétion, voire de la compétence, l’arbitrage est 
In instrument merveilleux qui permet de se faire rendre 
justice rapidement sans exposer des sommes considérables 
pour le paiement des frais judiciaires, sans craindre encore 
jue la marchandise, pendant que l’affaire se discute, ne dépé- 
‘isse, sans avoir à redouter que le magistrat lui-même, ayant 
reconnu la nature des faits, déclare qu’il y a lieu de désigner 
un expert, sans redouter que cet expert mette des mois et des 
mois à faire connaître son rapport. 
L’arbitrage, d’ailleurs, a fait ses preuves. Il existe dans le 
nonde entier à l’exception d’un ou deux pays lointains. Par- 
lout, il a produit d’excellents effets. En tout cas — et ceci est 
déjà un premier résultat certain sur lequel il est permis de 
zompter — il débloquera le rôle des Tribunaux de Commerce 
et nous ne serons plus les uns et les autres obligés de subir 
l'encombrement du rôle qui nous oblige à attendre pendant 
des années entières que justice nous soit rendue (Applaudis- 
sements). ; 
Et maintenant, mes chers collègues, j’aborde le chapitre 2, 
celui des objections et des critiques que j'ai vu formuler quant 
à la mise en pratique de la nouvelle loi. 
Je fais en particulier allusion, pour leur rendre hommage, 
à des travaux très intéressants de l’éminent jurisconsulte 
M. Ripert, de M. F. Dufour, le distingué collaborateur du Séma- 
phore de Marseille, de M. l’avoué Perrin, que je salue comme 
un ami de la première heure, homme sage qui s’efforce aussi 
bien de reconnaître les vérités que les erreurs, et enfin du 
Président du Tribunal de Commerce de cette ville, M. Labus- 
sière, qui, je crois — car j'ai suivi ces questions d’assez près 
— lors d’un discours inaugural de ses fonctions fit, avec cette 
autorité et ce talent que nous lui connaissons tous, l’éloge de 
l’arbitrage commercial : il exposa plus tard un certain nombre
	        
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