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l’industrie COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
un ménage peuvent sortir à 11 h. 1/2, si elles le dé
sirent.
Un journalier gagne de 2 mk. 20 à 2 mk. 50 (2 fr. 75 à
3 fr. 10), s’il travaille aux machines. Les soigneuses de
continus gagnent de 2 mk. 35 à 3 mk. 30 (2 ir. 93 à
4 fr. 10). selon qu’elles travaillent sur 440 ou 720 bio-
ches. Les fileurs soignent deux métiers de 900 broches
et gagnent de 3 mk. 20 à 4 marks (4à 5 fr.) par jour.
Au tissage, la vitesse est de 160 à 170 coups au rez-de-
chaussée, mais ne dépasse guère 150 coups dans les
étages. La plupart des métiers ne dépassent pas 1 mètre
d’empeignage : mais il y en a un certain nombre qui ont
jusque 1 m 600. Les tisseurs conduisent habituellement
trois métiers, souvent deux, rarement quatre. Us gagnent
de 28 à 50marks (35 à 62 fr.) par quinzaine (2 mk. 35 a
4 mk. 15), selon qu’ils travaillent sur deux ou quatre
métiers, et qu’ils obtiennent ou n’obtiennent pas la
prime de production laquelle peut s’élever à 8 marks
(10 fr.). Il n’est pas admis des tisseurs, un déchet dépas
sant 2 °/o : au-delà, il y a amende. La plupart des
cannettes se filent sur tubes traversants.
Les conditions de vente sont 30 jours et 2 °/o ; intéiêts
de retard, 5 °/„ l’an ; la clientèle a une tendance a payer à
60 et même 90 jours, après avoir déduit les 2 %, et pa) e
les intérêts de retard.
L’établissement possède des maisons de famille, avec
logements de 3 pièces et cuisine, à raison de 12 marks
(15 fr.) par mois; en ville, un logement équivalent se
paierait 18 marks (22 fr. 50). Il existe également une
crèche pour les enfants jusqu’à trois ans, et une salle
d’asile pour ceux de trois à six ans. Une salle à mangei,
avec réchauffeurs est installée pour les ouvriers <I ul
viennent des villages environnants. Mais il n’est détaille
ni aliments ni boissons.