inf
notivée non par une raison industrielle, mais seulement par
1ne raison fiscale.
Or, la France est un pays où l’industrie est assez divisée, et
1 serait fâcheux qu’une mauvaise fiscalité transformât cette
harmonie qui est nécessaire pour le bon ordre économique et
social.
C’est pourquoi dans l’esprit même de ceux qui ont fait voter
par le Sénat la taxe sur les paiements, et dans l’esprit de notre
Ministre des Finances, M. Raoul Péret, toute mesure aggravant
la taxe sur le chiffre d’affaires ne pourra être considérée que
somme une nécessité budgétaire provisoire qui devra être une
ransition entre l’impôt actuel à l’occasion de chaque transac-
tion et l’impôt futur dit à la production, qui serait perçu à
’occasion d’une transaction seulement.
Il faut tenir compte d’autre part que l’opinion est très
1ettement orientée, aujourd’hui en matière d’impôts indirects,
vers la concentration des taxes en un nombre d’assujettis aussi
réduit que possible, pour rendre au commerce et à l’industrie
leur élasticité, pour éviter les vérifications de l’administration
at faciliter la perception.
Du reste, si en matière d’impôts directs, il est nécessaire de
irapper tous les individus, et si la tendance qui consiste à
dégrever la masse pour ne frapper qu’une minorité de citoyens
est d’ordre démagogique, il n’en est nullement ainsi en matière
l’impôts indirects ; ces derniers étant récupérables sur la
marchandise, peu importe qui en est le collecteur, Ils atteignent
forcément tous les commerçants, qui touchent aux produits
‘axés, et tous les citoyens, qui sont des consommateurs.
La Chambre se préoccupe aussi de cette question et a
nommé à cet effet une sous-commission, dite de la « Taxe à
a Production ». Nous avons pensé que si nous pouvions lui
présenter un projet concret poussant dans le détail l’étude de
application éventuelle de la taxe à la production en prenant
pour exemples quelques industries de notre région, ce travail
serait de nature à aider à la solution du problème.
Nous apprécions la manière prudente dont M. le député
Delesalle, président de la sous-commission ci-dessus, envisage
‘a taxe à la production, dont il est fermement partisan, mais
sur laquelle il s’exprime en ces termes dans « La Petite
Tribune » :
« Si l’on me demandait de voter demain un projet de taxe
à la production, je voterais contre, car c’est une taxe dont
4. LA TAXE A LA PRODUCTION