ANNEXE VII.
ST'ABILISATION OU REVALORISATION
RAPPORT
Présenté à la séance de la Chambre Syndicale du 23 novembre 1925
par M. J.-B. ROCCA
MESSIEURS,
Après avoir été la victime impuissante des événements
matériels ou psychologiques, la monnaie française semble
entrer dans la période où la Nation peut enfin avoir une politique
monétaire, choisir une voie, se diriger vers une solution
sans plus être bousculée par d’immédiates nécessités.
L’opinion elle-même a müri, elle est prête à comprendre et
à accepter les solutions nécessaires et nous sommes fiers d’avoir
ici quelque peu contribué à cette éducation des esprits.
On comprend maintenant, comme nous le disions dès 1923,
qu’un grand pays a besoin d’une monnaie stable et qu’il est
dangereux pour sa santé d’être soumis au régime des fluctuations
continues de la valeur de tout son actif, sans sécurité du
lendemain, sans possibilité de contrats à livrer, supprimant
tout à la fois, l’appel normal au crédit, l’esprit de prévoyance
et d’écomomie, tout ce qui constitue les forces vives d’un pays
civilisé.
Il ne peut donc exister en politique monétaire qu’un seui
but : sortir de cette situation intenable par le rétablissement
de la monnaie échangeable à un taux invariable contre de l’or.
Mais pour atteindre ce but, il faut choisir les chemins et les
méthodes.
Deux semblent se partager actuellement la faveur des spécialistes
et des hommes d’Etat : Stabilisation ou Revalorisation
progressive.