— 172 —
parlementaire et, à l’étranger, le noble défenseur de notre pays.
Dans ma reconnaissance, dans mes remerciements, il y a
beaucoup de sincérité, il y a aussi quelque peu d’émotion
“A pplaudissements prolongés).
ALLOCUTION DE M. LE PRESIDENT J.-B. ROCCA
MESSIEURS,
Je suis sûr d’être votre interprète en remerciant M. Louis
Louis-Dreyfus de la remarquable conférence par laquelle il
aous a développé toutes les questions qui se rapportent à la
nouvelle loi relative à la clause compromissoire. Il nous a dit
que la loi était définitive, que les bruits que nous avons recueil-
lis sur un décret, sur un règlement d’administration publique
en préparation, étaient des bruits erronés. Il nous a indiqué,
3n outre, qu’il dépendait de nous de mettre la loi en application
pratique. Il a bien voulu rappeler encore que le Tribunal arbi-
tral de la Société pour la Défense du Commerce, créé il ya
pien longtemps déjà, était à Marseille un centre autour duquel
pouvaient se grouper les nouveaux règlements rendus néces-
saires par la nouvelle législation. Il a fait au règlement du
Tribunal arbitral une petite critique ; je l’en remercie en lui
rappelant que ce règlement, fort ancien, ne prévoyait pas
l'extension en quelque sorte générale qu’est appelée à prendre
cette question depuis le vote de la nouvelle loi. Et, messieurs,
si vous me permettez de redevenir momentanément le Prési-
dent de la Société pour la Défense du Commerce, au lieu d’être
un simple président de séance, je vous dirai que dans les
modifications que nous allons nous efforcer d’apporter à ce
règlement, nous tiendrons compte des préoccupations de
l’heure et, en particulier, de la nécessité de travailler en
commun avec notre remarquable Tribunal de Commerce. Voilà
des siècles que le Tribunal de Commerce de Marseille mérite la
gratitude de tous les négociants, de tous les industriels de la
cité. Si la récente loi est venue apporter des possibilités nou-
velles dans les directives, si vous avez besoin d’un nouvel outil,
il ne s’ensuit pas, forcément, qu’il faille une sorte de boule-
versement général et qu’il y ait impossibilité de collaboration
avec le Tribunal de Commerce, non pas seulement cette colla-
boration de l’amitié que nous ressentons tous, cette collabora-
fion des personnes qui fait que notre Tribunal arbitral est