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tombées de 1.696.000 tonnes en 1922 à 1.232.000 tonnes
en 1925, soit une diminution de 26 % en trois ans. Et c’est
là-dessus, ne l’oublions pas, que portent surtout les perceptions
douanières.
À ce propos, je vous rappellerai que dans l’exposé des motifs
auquel je faisais allusion tout à l’heure, on peut lire ceci : les
perceptions douanières qui étaient de 1.840.000.000, je crois
en 1922, sont tombées à 1.400.000.000 en 1925, alors que le
mouvement de nos importations s’est accru énormément et
que de 29 milliards de francs il a passé à 44 milliards, ce qui
fait que l’incidence des droits qui était de 8,09 % en 1922 est
‘ombée à 3,33 % en 1925.
Comme si les droits de douane étaient perçus sur l’ensemble
des marchandises importées, comme si les matières premières
n’étaient pas exemptes de droits de douane, comme si les
frois-quarts des produits alimentaires n’étaient pas également
èxempts, ou frappés de droits insignifiants ! Et alors, il reste
que c’est sur les produits finis et fabriqués que jouent princi-
palement les droits. Or, de 1922 à 1925 nos importations de
produits finis, en tonnage, ont diminué de 26 % ; elles étaient
de 140.000 tonnes par mois en 1922, elles sont tombées à
100.000 tonnes en 1925. Dans le même temps les perceptions
douanières ont diminué de 24 %. Je crois qu’il y a parallélisme
absolu et que ceci explique cela, sans qu’il soit besoin d’aller
chercher plus loin.
Je me suis étendu un peu longuement sur ces chiffres assez
arides, vous voudrez bien m’en excuser, mais cette parenthèse
m’a semblé nécessaire parce que c’est avec des chiffres qu’on
étaye les doctrines les plns contradictoires et les plus
inattendues.
Les droits de douane en francs-or. — Je reviens maintenant
aux remèdes qu’on a envisagés pour parer à cette fluctuation
incessante des prix.
La première proposition, c'est de traduire en or les droits
du tarif douanier. Ceci, Messieurs, je m’empresse de le dire,
me paraît quelque chose de très dangereux, aussi longtemps
du moins que la comptabilité de l’Etat et celle des particuliers
continuera à s'exprimer en francs-papier.
Voici un gros commerce de détail, un magasin où viennent
chaque jour des milliers de clients qui paient leurs achats en
francs-papier (car, que je sache, le billet de banque est encore
la seule monnaie qui ait cours légal). Allez-vous obliger ce