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c’est toujours l’échangisme parce que dans l’ensemble l’indus-
trie marseillaise est surtout une industrie de transformations.
Un autre point sur lequel nous savons que nous sommes
d'accord avec vous, c’est la folie des prohibitions d’exportation
et la nécessité lorsque des taxes frappent spécialement la
marchandise de voir ces taxes aménagées pour que le jeu des
droits de douane ne s’en trouve pas bousculé.
Quand il est question, comme il est question actuellement,
de modifier l’impôt sur le chiffre d’affaires, d’y ajouter une
taxe sur les paiements, de créer une taxe d’exportation, nous
disons que ce sont des modalités d’impôts applicables à l’inté-
rieur du pays et qu’elles doivent s’arrêter aux Français.
Mettre des taxes à l’exportation c’est de la folie.
Messieurs, il y a maintenant un point que le conférencier a
omis, par discrétion, de dire : c’est qu’il est le directeur dévoué
et très estimé de la Ligue d’Action Economique et Douanière.
Cette ligue est jeune, elle cherche à se répandre, ses
idées sont les nôtres dans l’ensemble ; M. Elbel nous a bien
souvent donné des preuves que, sauf sur quelques petits points
de détails, nos doctrines sont les mêmes ; je ne saurais donc
trop vous encourager à demander à notre Secrétariat les rensei-
gnements qui vous paraîtraient susceptibles de vous intéresser
ainsi que les bulletins d’adhésion à la Ligue d’Action Econo-
mique. En y adhérant vous ne ferez que contribuer encore
davantage à la cause que nous défendons tous, c’est-à-dire celle
de la modération douanière et du maximum d’activité du Port
de Marseille.
Messieurs, je vous remercie de votre attention et si M. le
Président me le permet je déclare la séance levée. (A pplaudis-
sements prolongés).