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l'axe d’apprentissage.
Nous avons apporté l'attention qu’elle mérite à l’application
l’une loi juste et utile dans son principe, mais dont trop
l’intérêts, qui n’ont que de lointains rapports avec les préoc-
œupations du législateur, s’efforcent de déformer l’esprit.
Nous prétendons que la volonté du Parlement a été de fixer
€ montant minimum que chaque chef d’entreprise devait con-
sacrer, comme prévision d’avenir, à préparer le recrutement de
demain des cadres et de la main-d’œuvre du pays. Et c’est par
une sorte de sanction que l’impôt vient prélever la portion non
attribuée du minimum prévu.
Notre thèse comporte donc un maximum de liberté dans
l’attribution des exonérations prévues par la loi, après consta-
‘ation, bien entendu, du caractère d’utilité des entreprises
subventionnées ou des dépenses directement faites par les
ntéressés chez eux. Nous l’avons défendue à chaque occasion,
st notamment par notre lettre du 15 novembre 1926, en réponse
à une question posée par M. le Directeur de l’Enseignement
Technique.
La thèse opposée, vous la connaissez, c’est la thèse étatiste.
Nul mieux que l’Etat ne serait qualifié pour organiser, subven-
tionner, maintenir les œuvres d'apprentissage ; les exonéra-
dons pour attribution directe doivent être une exception et la
masse de cette taxe doit rentrer dans les coffres de l’Etat et
Être répartie par lui.
Notre Société n’a personnellement qu’à se louer de la Com-
mission départementale qui statue sur les exonérations,
puisque ses Cours du soir ont été, pour toutes les années exa-
minées, inscrits parmi les œuvres reconnues comme donnant
droit à exonération totale.
Je vous rappellerai tout à l’heure l’importance croissante de
la belle œuvre dont le soin nous a été légué, et je vous demande
instamment d’augmenter vos souscriptions ou de nous les
apporter si vous n’êtes pas encore sur nos listes de bienfaiteurs.
Une carence dans les circonstances actuelles prendrait le sens
d’un accord avec la thèse étatiste et je vous sais convaineus
qu’en cette matière, comme en beaucoup d’autres, les meilleurs
résultats sont obtenus par les initiatives et le contact direct
que permettent seules des œuvres régionales autonomes.
Je m’en voudrais de ne pas rendre, à cette occasion, un