PÉIUOÜE DE 1854 A 1865. 201
commerciales. Il faut savoir rendre en tout cas
au même gouvernement le témoignage, qui ne lui
est malheureusement pas dû dans toutes les autres
circonstances, d’avoir marché à cette grande en-
trepiise avec les précautions nécessaires et une pré
paration suflisaiite ; car c’est en vue du traité avec
1 Angleterre, qu’il prescrivit la formidable enquête,
Qui, en portant sur toutes les branches de la pro
duction et de la fabrication françaises, vint fournir
les renseignements les plus détaillés par rapport
aux conditions de production, de concurrence et
de prix, et qui de l’aveu même des étrangers, in
struits de ses résultats par les sept grands volumes,
où ils ont été plus tard consignés, restera comme
un modèle non encore égalé d’investigations statis
tiques consciencieuses précédant des traités de
commerce.
Or, en vertu du traité conclu et signé à Paris le
23 janvier, ratifié le 4 février et dont la publication
dans notre pays fut autorisée par un décret impé-
ricd des 10-13 mars 1860, la France représentée
dans les négociations qui l’avaient précédé par
MM. liaroche, président du Conseil d’Élat et
Rouher, ministre du commerce, de l’agriculture
et des travaux publics, s’engageait par l’empereur,
moyennant un droit qui ne devait en aucun cas
dépasser trente pour cent de la valeur, les deux dé
cimes additionnels compris, et qui devait même, à
partir du 1«' octobre 1804, avoir pour limite maxi-