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DE L’ADRIATIQUE AU DANUBE.
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expositions permanentes des marchands de photographies, qui ne se bor-
ne Qt pas à mettre en vente les portraits des femmes de théâtre, des mi
nistres, des hommes d’État, de M. Andrassy, dans toutes les poses et tous
costumes civils ou militaires imaginables, mais aussi les portraits
des grandes dames de l’aristocratie.
Les photographies de la reine st voient partout; et rien ne montre
mieux sa popularité dans ce pays, que l'empressement que chacun met à
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S. M. la reine de Hongrie.
acheter son portrait. Les Hongrois aiment leur souveraine, d abord pour sa
beauté, ensuite pour son caractère indépendant et chevaleresque. Ils sont
bers de la prédilection qu elle leur témoigne. On sait que la reine passe une
partie de 1 année dans sa résidence de Gödöllö, à une heure de Pest, et
Qu elle parle hongrois aussi bien qu’une Hongroise.
Gödöllö appartenait autrefois au baron Sina. En 1867, le Parlement
acheta ce château et l’offrit à François-Joseph. Marie-Thérèse avait déjà
habité cette résidence, qu entoure un parc magnifique. La reine actuelle en
1 fait son séjour de prédilection ; elle y a construit un grand manège, a^ec
,ln e tribune pour les spectateurs et une tribune pour les musiciens. Le