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tance  qu’a  pris  le  marché  des  mines  d’or  et  de  diamants
du  Sud  de  l’Afrique,  depuis  quelques  années,  on  comprendra ­
  le  nombre  considérable  d’affaires  qui  se  traitent
sur  le  Stock  Exchange.
On  pourra  s’en  faire  une  idée  en  examinant  les  situations ­
  fournies  par  la  Chambre  de  compensation  des
banquiers  (banker’s  clearing  house)  et  en  comparant  le
montant  des  chèques  qui  sont  compensés  les  jours  de
grosses  échéances  avec  celui  relevé  le  jour  des  liquidations
de  quinzaine  du  Stock  Exchange.
Au  chapitre  réservé  à  la  Chambre  de  compensation
des  banquiers  on  trouvera  un  tableau  donnant,  pour
chaque  année,  le  total  du  mouvement,  les  chiffres  pour
le  4  du  mois,  qui  correspond  à  la  plus  forte  échéance
du  mois  en  France,  en  tenant  compte  des  3  jours  de
grâce  qu’il  est  d’usage  d’accorder  en  Angleterre,  pour
les  jours  de  liquidations  de  quinzaine  et  pour  les  jours
de  liquidations  mensuelles  des  Consolidés.
Le  montant  nominal  des  titres  figurant  à  la  cote
officielle  s’élevait
au  31  Décembre  1892  à  ^6,554,936,378
au  31  Décembre  1902  à  ^8,787,316,406
et  ces  chiffres  ne  comprennent  pas  les  actions  de  mines
d’or  ou  autres,  qui  donnent  lieu  à  un  courant  énorme
d’affaires,  sans  être  cependant  cotées  officiellement.