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sans  qu’il  puisse  exister  d’écart  entre  les  deux  cours  et
toutes  les  affaires  traitées  ne  seront  que  des  contreparties. ­

En  principe  toute  autre  opération  est  considérée
comme  illégale,  illicite  et  par  conséquent  nulle.
En  réalité  il  en  est  autrement,  car  il  se  traite  sur  la
Bourse  de  Paris  un  nombre  considérable  d’opérations
qui  ne  rentrent  pas  dans  la  catégorie  d’affaires  que  nous
venons  d’indiquer.
En  effet,  en  dehors  de  la  Corporation  des  agents  de
change  qui  seule  a  la  sanction  officielle,  nous  trouvons
les  coulissiers  qui,  bien  que  n’étant  pas  officiellement
reconnus,  n’en  parviennent  pas  moins  à  faire  une  concurrence ­
  sensible  aux  premiers  et  à  détourner  à  leur
profit  un  mouvement  considérable  d’affaires.  Ils  ne
négligent  rien  pour  attirer  les  clients  ;  le  courtage  qu’ils
prélèvent  sur  les  valeurs  n'est  que  la  moitié  du  courtage
officiel  et  même  le  quart  pour  les  opérations  en  rente
française.
N  ous  n’avons  pas  à  examiner  les  services  que  rendent
les  coulissiers  au  public,  nous  constaterons  seulement
qu’ils  ne  sont  pas  soumis  aux  restrictions  imposées  aux
agents  de  change,  et  que  rien  ne  les  empêche  de  faire
des  affaires  pour  leur  propre  compte.  Ils  peuvent  donc
de  la  sorte  acheter  à  leurs  risques  une  valeur  offerte
et  qu’ils  espèrent  réaliser  ensuite  avec  un  bénéfice  ou
vendre  une  valeur  qu’ils  n’ont  pas,  mais  qu’ils  pensent
pouvoir  se  procurer.  Par  cette  façon  d’opérer  ils
rentrent  dans  la  catégorie  des  “  dealers  ”  de  la  Bourse
de  Londres,  dont  nous  parlerons  plus  loin,  mais  d’un
autre  côté  ils  en  diffèrent  par  leur  rôle  d’intermédiaires