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entre  l’offre  et  la  demande.  Cette  double  capacité  ne
s’explique  pas  bien  puisque  le  public  n’est  pas  à  même
de  s’assurer  que  le  prix  qui  lui  est  appliqué  est  bien  le
résultat  d’une  contrepartie.
A  Londres  il  en  est  autrement  ;  le  Stock  Exchange
est  une  institution  privée,  ayant  des  règlements  qui  lui
sont  propres,  et  sur  laquelle  le  gouvernement  n’a  aucun
contrôle  spécial.  L’entrée  en  est  rigoureusement  interdite ­
  au  public,  et  seuls  les  membres  qui  en  font  partie
sont  autorisés  à  y  venir  traiter  leurs  affaires.
Comme  partout  ailleurs  les  prix  sont  bien  réglés  par
la  loi  de  l’offre  et  de  la  demande,  mais  le  système  est
établi  de  façon  à  provoquer  les  échanges  par  suite  des
facilités  qui  sont  offertes.
A  moins  de  panique,  un  ordre,  aussi  important  qu’il
soit,  est  presque  sûr  de  trouver  sa  contrepartie,  et  il  se
rencontre  toujours  des  personnes  prêtes,  soit  à  acheter,
soit  à  vendre,  au  cours  du  marché,  la  plupart  des  valeurs
courantes.
Ces  personnes  ne  se  contentent  pas  d’offrir  la  valeur
qui  leur  à  été  confiée  pour  la  vente  ou  de  demander
celle  qu’elles  ont  à  se  procurer  pour  leurs  clients,  elles
traitent  d’office  pour  leur  propre  compte  et  prennent  le
risque  qui  peut  en  résulter.
On  comprendra  facilement  que  des  affaires  de  ce
genre  ne  peuvent  être  traitées  qu’entre  des  personnes
responsables,  présentant  des  garanties  suffisantes  et
dont  l’honorabilité  est  reconnue,  et  que  le  public  en
général  ne  peut  y  participer.  La  plupart  des  membres
qui  se  livrent  à  ce  commerce  de  titres  font  partie  de
maisons  ayant  des  capitaux  considérables  à  leur  dis ­