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désire  opérer.  Si  le  cours  qui  lui  est  offert  diffère  trop
sensiblement  des  prix  cotés,  ou  bien  s’il  est  en  dehors  de
la  limite  fixée  par  son  client,  il  devra  lui  en  référer  et
prendre  de  nouvelles  instructions.
Ainsi  qu’on  le  voit,  les  bénéfices  du  “  dealer  ”  sont
soumis  aux  aléas  du  marché,  et  il  ne  pourra  s’assurer
l’écart  qui  constitue  son  bénéfice  que  s’il  parvient  à
balancer  ses  achats  et  ses  ventes  avec  les  vendeurs  et
les  acheteurs.
On  comprendra  que  des  opérations  de  cette  sorte,
pour  être  faites  sur  une  grande  échelle,  doivent  comporter ­
  des  capitaux  considérables  et  que  les  marchés  les
plus  importants  sont  entre  les  mains  de  quelques  grandes
maisons  seulement.  Les  plus  prudents  ont  pour  régie
absolue  de  balancer  leurs  opérations  chaque  jour,  et  si
le  total  de  leurs  ventes  dans  une  valeur  dépasse  celui  de
leurs  achats,  de  racheter  la  différence,  même  avec  perte,
plutôt  que  de  courir  le  risque  de  laisser  l’opération
ouverte  jusqu’au  lendemain.
Les  bénéfices  du  “  broker”  au  contraire  sont  fixes
et  consistent  dans  le  courtage  qui  lui  est  payé  par  son
client  comme  rétribution  de  ses  services.
Ce  qui  précède  expliquera  pourquoi  les  affaires  au
comptant  sont  excessivement  restreintes  tandis  que
presque  toutes  les  opérations  importantes  se  traitent
pour  la  liquidation  de  quinzaine.  Le  “  dealer  ”  ne
pourrait  en  effet,  la  plupart  du  temps,  faire  face  à  une
livraison  immédiate,  tandis  que  le  délai  qui  lui  est  accordé ­
  entre  le  jour  où  l’affaire  est  conclue  et  le  jour  du
règlement  lui  donne  le  temps  de  se  procurer  la  valeur
qui  a  fait  l’objet  de  la  transaction.