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Cette  habitude  de  régler  toutes  les  affaires  le  jour
de  la  liquidation  offre  de  grands  avantages  et  facilite  la
spéculation.
En  effet,  si  les  affaires  ne  se  faisaient  qu’au  comptant, ­
  une  personne  ayant  des  titres  en  dépôt  sur  une
autre  place,  ou  dont  elle  ne  pourrait  disposer  qu’à  une
certaine  date,  devrait  attendre  que  ces  titres  soient
entre  ses  mains  pour  pouvoir  s’en  défaire,  tandis  qu’en
les  vendant  pour  la  liquidation  courante,  elle  peut  profiter ­
  de  tout  mouvement  de  hausse,  pourvu  qu’elle
s’arrange  de  façon  à  ce  que  les  titres  arrivent  à  Londres
au  plus  tard  le  dernier  jour  de  la  liquidation.
D’autre  part,  une  personne  peut  acheter  et  vendre
plusieurs  fois  dans  le  cours  d’une  liquidation,  si  elle  y
trouve  son  avantage,  sans  que  ces  transactions  donnent
lieu  chaque  fois  à  un  échange  de  titres.
Si  les  affaires  se  faisaient  surtout  au  comptant,  le
“  dealer  ”  n’aurait  pas  sa  raison  d’être,  puisqu’il  vend  la
plupart  du  temps  ce  qu’il  n’a  pas,  ou  achète  ce  dont  il  n’a
pas  besoin,  et  qu’il  compte  sur  l’intervalle  de  la  liquidation
pour  balancer  ses  opérations,  soit  en  rachetant,  soit  en
revendant.  Son  existence  est  au  contraire  nécessaire
pour  l’activité  du  marché,  puisqu’il  provoque  la  circulation
des  valeurs  par  ses  offres  et  ses  demandes  incessantes.
Les  positions  peuvent  être  soit  à  la  hausse  soit  à
la  baisse.
Les  haussiers  (bulls)  achètent  sans  avoir  souvent  les
fonds  nécessaires  ni  l’intention  de  prendre  livraison  des
titres,  comptant  sur  un  mouvement  de  hausse  avant  le
jour  de  la  liquidation  pour  vendre  à  un  prix  supérieur  à
celui  auquel  ils  ont  acheté.