72

être  requis,  dans  les  délais  d’usage  et  après  remboursement ­
  du  montant  avancé,  ainsi  que  des  intérêts  jusqu’à
la  date  de  l’expiration  du  contrat,  de  retourner  les
mêmes  titres  ou  de  transférer  au  nom  de  l’emprunteur
les  titres  identiques  qu’il  en  a  reçus.  Rien  n’empêche  le
prêteur  d’emprunteur  à  son  tour  sur  les  valeurs  qu’il
détient  comme  nantissement,  mais  il  ne  peut  le  faire
qu’en  conservant  un  contrôle  sur  les  titres  puisque  l’emprunteur ­
  peut  insister  pour  que  son  gage  lui  soit  retourné
avec  conformité  de  numéros.
Il  existe  souvent,  dans  l’esprit  de  beaucoup  de  personnes, ­
  un  doute  sur  la  différence  entre  le  cours  des
reports  effectués  directement  sur  le  Stock  Exchange
et  celui  coté  par  les  banquiers  qui  servent  d’intermédiaires. ­
  Il  suffira  de  quelques  lignes  d’explications
pour  dissiper  ces  doutes  et  faire  ressortir  la  différence.
Supposons  qu’une  personne  ait  une  somme  de
,£10,000  au  crédit  de  son  compte  chez  son  banquier
à  Londres.  Le  taux  officiel  de  la  Banque  d’Angleterre
étant  de  3  °/„  et  la  somme  déposée  étant  payable  à  vue
(at  sight,  on  demand,  on  call)  c’est-à-dire  quelle  pourra
être  retirée  sans  préavis,  le  banquier  ne  bonifiera  d’ordinaire ­
  les  intérêts  qu’à  1  ou  1  ^  %  au-dessous  du  taux
officiel  ;  le  client  ne  pourra  donc  obtenir  que  2  °/ 0  au
plus.  Supposons  que  le  client,  qui  peut  avoir  à  retirer
son  argent  à  une  certaine  époque,  hésite  à  en  faire
l’emploi  en  l’achat  de  titres,  dans  la  crainte  que,  ces
titres  ne  venant  à  baisser,  il  n’ait  à  supporter  une  perte
au  moment  où  il  aura  à  réaliser,  il  pourra  soit  laisser
son  argent  en  dépôt  (on  call)  et  obtenir  2  °/ 0  au  maximum, ­
  soit,  s’il  peut  l’employer  pour  une  quinzaine  sans