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Oppositions  sur  les  titres.
Les  lois  anglaises  ne  reconnaissent  pas  les  oppositions ­
  sur  les  titres  volés  ou  perclus,  et  le  Stock  Exchange,
en  cas  de  dispute  entre  deux  membres,  n’a  donc  pas  à
intervenir,  à  moins  qu’il  ne  soit  prouvé  que  le  membre
faisant  la  livraison  savait  pertinemment  que  le  titre
provenait  d’un  vol.
Les  règlements  du  Stock  Exchange  sont  assez  laconiques ­
  sur  ce  point  et  disent  seulement  que  les  titres
français  et  égyptiens  au  porteur,  qui  sont  frappés  d’opposition, ­
  suivant  les  lois  de  ces  pays,  doivent  être
retournés  à  la  personne  qui  en  a  fait  la  livraison.
L’habitude  est  de  distribuer  aux  principales  maisons
une  liste  des  titres  perdus  ou  volés,  mettant  en  garde  les
courtiers  et  le  public  en  général  contre  la  négociation  de
ces  titres.  Si  malgré  cette  précaution  et  si  par  suite
d’une  négligence  une  personne  négocie  ou  reçoit  ces
titres  de  bonne  foi,  son  droit  de  propriété  ne  peut  être
discuté  et  elle  n’est  tenue  à  aucune  indemnité  envers  la
personne  volée.
Cette  question  a  donné  lieu  à  de  nombreuses  discussions, ­
  mais  dans  presque  tous  les  cas  qui  ont  été
soumis  à  un  tribunal,  le  juge  a  donné  sa  décision  dans
le  sens  que  nous  venons  d’indiquer.
Nous  ne  pourrions  mieux  illustrer  la  chose  qu’en
citant  un  cas  qui,  bien  que  datant  d’une  dizaine  d’années
n’en  reste  pas  moins  un  précédent.
En  Mars  1891,  Monsieur  Alfred  Venables,  un  changeur ­
  bien  connu  de  la  Cité,  avançait  à  un  Monsieur  E.
Wunder,  la  somme  de  50,000  francs  contre  un  dépôt