Nous  n’avons  tenu  compte,  pour  simplifier  les  calculs,
ni  de  l’Income  Tax  sur  le  coupon,  ni  du  courtage  prélevé
d’ordinaire  par  le  courtier.
Si  pendant  la  période  du  5  Décembre  1903  au  30
J  anvier  1904,  le  prix  n’avait  pas  changé,  ou  bien  s’il  avait
baissé,  l’acheteur  de  la  prime  n’ayant  pas  intérêt  à  prendre
livraison  des  titres,  déclarerait  son  intention  au  vendeur,
et  sa  perte  se  réduirait  au  montant  de  la  prime,  soit  ,£50.
L’acheteur  d’une  prime  a  donc  le  choix,  le  jour  où
expire  le  contrat,  de  prendre  ou  non  livraison  des  titres.
Sa  perte  ne  pourra  jamais  dépasser  le  montant  de  la
prime,  tandis  que  son  bénéfice  ne  sera  pas  limité.  Par
des  combinaisons  heureuses  il  lui  sera,  en  effet,  possible
de  profiter,  dans  les  limites  de  temps  qui  lui  sont  accordées, ­
  de  tout  mouvement  favorable  des  cours  pour
réaliser,  en  une  ou  plusieurs  fois,  le  montant  des  titres
qu’il  est  en  droit  de  réclamer  au  vendeur.
Par  une  application  judicieuse  des  options,  il  est  possible, ­
  soit  de  diminuer  le  prix  de  revient  d’une  valeur,
soit  de  la  réaliser  à  un  prix  supérieur  à  celui  du  marché.
Supposons,  en  effet,  qu’une  personne  ait  souscrit  à
,£5,000  (Capital)  Russe  4  %  à  98.  Ayant  des  doutes
sur  cette  valeur  elle  désirerait  la  réaliser,  mais  ne
voudrait  pas  prendre  la  perte  qui  résulterait  de  la  vente
à  97,  cours  du  5  Décembre  1903.  La  prime  pour  fin
Décembre  étant  cotée  1  °/„,  elle  vend  donc  à  ce  prix  le
“  Call  ”  sur  ses  ,£5,000  Russe  4  °/„  à  97.  Pendant  tout
le  mois  le  prix  du  Stock  ne  change  pas  et  l’acheteur  ne
prend  pas,  par  conséquent,  livraison  des  titres.
La  personne  qui  a  vendu  la  prime  reçoit  donc  1  °/„
et  vend  ses  titres  à  97  prix  du  marché.  On  verra  par