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moment  un  grand  marché  ici,  ne  se  trouvent  plus  que
difficilement  sur  le  Stock  Exchange.
Il  en  est  de  même  pour  les  Etats-Unis  d’Amérique,
qui  ont  couvert  la  balance  de  leur  commerce  en  grande
partie  par  le  rachat  des  actions  et  obligations  de  leurs
chemins  de  fer  qui  se  trouvaient  dans  des  mains  anglaises. ­

Malheureusement  pour  eux,  la  spéculation  exagérée,
qui  est  toujours  à  craindre  dans  des  années  prospères,
avait  porté  ces  titres  à  des  prix  en  dehors  de  proportion
avec  leur  valeur  intrinsèque,  et  le  rapatriement,  à  ces
taux,  a  pour  beaucoup  contribué  à  augmenter  les  difficultés ­
  du  marché  monétaire  de  ce  pays.
Ces  considérations  n’étaient  pas  inutiles  pour  faire
ressortir  la  grande  importance  des  opérations  de  bourse
dans  le  règlement  des  dettes  commerciales  entre
nations.
Le  change  entre  deux  pays  est  le  prix  auquel
s’effectuent  les  paiements  ou  les  recettes  qui  résultent
des  opérations  commerciales.  On  comprendra  que  les
affaires  seraient  des  plus  restreintes  et  des  plus  onéreuses
si  chaque  opération  nécessitait  le  déplacement  ou  l’envoi
du  numéraire.  Les  règlements  de  pays  à  pays  se  font
donc  à  l’aide  de  papier  de  commerce,  chèques,  billets,
traites  ou  transferts,  et  les  envois  d’or  ou  d’argent  n’ont
lieu  que  rarement  et  seulement  lorsque  par  suite  de  la
rareté  du  métal  précieux  dans  un  pays,  la  personne  qui
a  à  faire  des  paiements  y  trouve  son  avantage  malgré
tous  les  frais  nécessités.
Le  change  est  fixé  suivant  la  valeur  intrinsèque  de
la  monnaie  des  deux  pays  si  l’étalon  est  le  même,  mais