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étant  à  peu  près  les  mêmes  que  pour  la  France,  il  en
résultera  qu’à  20.33  l’or  passera  d’Angleterre  en  Allemagne ­
  et  à  20.53  d’Allemagne  en  Angleterre.
Il  résulte  de  ce  qui  précède  que  si  le  change  sur
Paris  tombe  de  beaucoup  au-dessous  de  25.22,  il  est  très
défavorable  à  la  place  de  Londres  puisqu’il  faudra  plus
de  livres  sterling  pour  parfaire  la  somme  en  francs,
tandis  que  si  le  cours  est  de  beaucoup  supérieur,  il  est
en  faveur  de  Londres,  puisqu’on  obtiendra  une  proportion ­
  plus  grande  de  francs  pour  la  livre  sterling.
Il  s’ensuit  que,  si  le  change  venait  à  tomber  très
bas,  la  personne  qui  aurait  à  remettre  en  F - rance
trouverait  avantage  à  envoyer  le  numéraire,  malgré
les  frais  élevés  que  cette  opération  comporte,  et  l’or
passerait  ainsi  de  Londres  à  Paris.  Le  résultat  serait
un  renchérissement  du  métal  sur  la  place  de  Londres,
qui  se  manifesterait  par  des  taux  plus  élevés  pour  les
prêts,  les  reports  et  l’escompte.  En  effet  la  Banque
d’Angleterre  voyant  diminuer  son  stock  d’or  et  d’argent, ­
  se  verra  forcée  d’élever  son  taux  officiel  pour
arrêter  l’exportation  et  faire  rentrer  l'or  dans  ses
caisses,  en  offrant  des  avantages  suffisants  pour
attirer  les  capitaux  étrangers  en  quête  d’un  haut  taux
d’intérêt.
La  Banque  d’Angleterre,  comme  du  reste  toutes
les  Banques  d’émission,  doit  toujours  conserver  dans
ses  caisses  une  quantité  de  métal  précieux  proportionnée ­
  à  sa  circulation  fiduciaire.  Lorsque  la  proportion ­
  n’existe  plus,  la  Banque  doit  s’efforcer  de  faire
rentrer  l’or  dans  ses  caisses,  mais  ne  pouvant  le  faire
par  des  achats  du  métal  sur  le  marché,  puisque  le  prix