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des  premiers  par  l’addition  de  deux  barres  parallèles
tirées  dans  leur  largeur  et  entre  lesquelles  doit  être
inscrit  le  nom  du  banquier  qui  sera  chargé  de  les
encaisser.
Lorsque  l’usage  des  chèques  n’était  pas  encore  très
répandu,  ils  étaient  présentés  directement  aux  guichets
des  differentes  maisons  chez  lesquelles  ils  étaient
payables.  C’est  ce  qui  se  passe  encore  pour  les  petites
villes  où  il  n’y  a  qu’un  ou  deux  banquiers,  et  où  le
chiffre  des  affaires  est  assez  restreint.
On  comprendra  qu’avec  le  chiffre  toujours  croissant
des  affaires,  le  nombre  des  banques  qui  existe  à  Londres,
et  l’habitude  prise  par  les  particuliers  d’avoir  un  compte
ouvert  chez  un  banquier,  la  quantité  de  chèques  qui
s’échangent  chaque  jour  est  considérable,  et  qu’il  serait
impossible  de  les  présenter  séparément  à  l'encaissement
au  fur  et  à  mesure  qu’ils  sont  teçus.  Cette  façon  de
procéder  nécessiterait  une  perte  de  temps  inutile,  un
nombre  plus  grand  d’employés,  le  numéraire  en  circulation ­
  ne  suffirait  pas  pour  faire  face  à  tous  les  déplacements, ­
  et  la  conséquence  serait  un  empêchement  et  une
réduction  considérable  des  affaires  qui  pourraient  être
traitées  dans  la  même  journée.
En  effet,  une  personne  pourrait  n’avoir  qu’un  montant ­
  assez  restreint  à  son  crédit  chez  son  banquier  dans
la  matinée,  tandis  qu’elle  aura  à  recevoir  de  fortes
sommes  dans  l’après-midi.  D’après  l’ancien  système  elle
se  trouvait  donc  empêchée  d’émettre  dans  la  matinée  un
chèque  qui  aurait  pu  être  présenté  sans  retard  et  être
retourné  impayé  par  suite  de  manque  de  fonds.
L’établissement  d’une  chambre  de  compensation  pour