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Colonie,  sans  responsabilité  aucune  du  Gouvernement
impérial,  cette  responsabilité  ne  fait  cependant  aucun
doute,  et  plusieurs  projets  de  lois  à  l’étude  ont  pour  but
de  l’établir  implicitement.
Le  service  financier  de  ces  “  Crown  Colonies  ”  est
confié  aux  “  Crown  Agents  for  the  Colonies,”  qui  sont
sous  le  contrôle  direct  du  Colonial  Office,  et  sont
nommés  par  le  Secrétaire  d’Etat.
Leur  réunion  forme  une  administration  spéciale  et
leurs  services  sont  à  la  disposition  des  colonies  en
général,  celles-ci  pouvant  y  faire  appel  le  cas  échéant.
Tous  les  emprunts  qu’ils  contractent  doivent  être
approuvés  par  le  Secrétaire  d’Etat.
Comme  on  le  voit,  ces  “  Crown  Colonies,”  n’ayant
pas  le  contrôle  de  leurs  finances,  la  Métropole  se  trouve,
par  cela  même,  moralement  engagée  dans  le  cas  où  elles
ne  pourraient  faire  honneur  à  leurs  engagements.
Cette  situation  non  définie  est  anormale,  car,  ainsi
qu’on  l’a  fait  remarquer,  il  semble  ridicule  d’emprunter
à  des  taux  d’intérêt  souvent  élevés,  variant  suivant  le
crédit  propre  accordé  à  chaque  colonie,  puisqu’en  somme
la  garantie  impériale  existe  en  principe.
Pour  obvier  à  cet  état  de  choses,  le  Chancelier  de
l’Echiquier  a  soumis,  en  1898-99,  le  projet  de  “Colonial
loans  funds,”  qui  a  bien  été  adopté,  mais  n’a  pas  encore
été  passé  comme  loi.
Il  a  pour  objet  de  prêter  aux  Colonies  les  sommes
dont  elles  peuvent  avoir  besoin,  par  l’émission  d’un
“  Colonial  guaranteed  stock,”  dont  les  intérêts  seraient
garantis  par  les  “  Colonial  loans  funds,”  ou,  à  défaut,  par
les  fonds  des  Consolidés  anglais.