25 LE PÉROU ÉCONOMIQUE gouverneurs, et les villages indigènes des curacas. Les gobernadores sont le plus souvent des métis ou des Indiens comme leurs administrés choisis parmi les plus riches ou les plus intelligents. Ces fonctionnaires ne sont pas moins sévères pour leurs compatriotes que les fonctionnaires de race blanche ; ils sont d autant plus tentés de se laisser aller à quelques actes arbitraires que le plus souvent ils sont hors de tout contrôle, n’étant pas, en raison du mauvais état des routes, en communication régulière avec le pouvoir central. VIII. —Une cinquantaine de ports, criques ou mouil lages, s’ouvrent sur l’immense littoral péruvien. D’après leur classification officielle, il en existe 12 de première classe, 12 de deuxième classe et 30 de troisième classe. Sauf quelques exceptions, on peut dire que si ces ports sont nombreux, trop nombreux même, ils sont en général mauvais et de difficile accès, car sur la côte du Pérou si le ciel est toujours sans nuage et les tempêtes rares, la mer n’en est pas moins souvent houleuse à proximité de la terre, ce qui rend toujours les atterrissages difficiles. En venant du nord au sud on trouve les ports de Tumbès, Paita, Sechura, Pimenter, Eten, Pacasmayo, Salaverry, IIuanchaco, Chimbote, etc. Paita, Eten, Pacasmayo, Salaverry sont de petites villes d’une importance relative. Le port de Paita est assez actif, Eten est une escale insignifiante, Pacasmayo n’est remarquable que par une végétation assez abon dante et par la formation bizarre de la baie ; ce port pré sente au voyageur une vuetrès curieuse. Salaverry ne présente rien de notahle, sinon que ce port, qui n’est qu’à 200 milles du Callao. offre toujours aux voyageurs, le spectacle d'un débarquement laborieux et des plus couleur locale. Il est vrai qu’il n’est pas facile