52 LE PÉROU ÉCONOMIQUE ments de terre ou simples temblores, qui en temps normal laissent le public à peu près indifférent. La vie matérielle est très bon, marché à Lima, contre toute prévision. V. — La ville est approvisionnée par quatre marchés : le Baratillo, la Recoleta, la Aurora et la Concepcion; tous édifices occupant une manzana (115 mètres de côté) d’un très bel aspect, propres et bien aérés. Ces marchés sont en tout temps bien pourvus de vivres comestibles d’une grande variété ; ils sont appro visionnés par les nombreux vergers des maisons et les jardins qui existent à l’intérieur de la ville. Voici un aperçu des prix de quelques vivres. « Viande de bœuf, 0 fr. 40, 0 fr. 50 et 0 fr. 60 la livre : sucre non raffiné, 0 fr. 25 ; riz, 0 fr. 25 et 0 fr. 35 la livre ; le café (du pays), 0 fr. 75 et 1 franc la livre ; saindoux, 0 fr. 60 et 0 fr. 65 la livre ; beurre du pays, frais ou salé, 1 fr. 75 et 2 francs ; pomme de terre, 0 fr. 05 ; pain, 0 fr. 25 ; lait, 0 fr. 15 ; vin du pays, 0 fr. 50, 0 fr. 75 et 1 franc le litre ; le rhum ou tafia, 2 fr. 50 le litre, etc. » Le Liméen est ami de la bonne chère ; dans les classes aisées, l’art culinaire est composé d’un amalgame de ce qu’il y a de meilleur dans toutes les cuisines. Cependant, dans les classes pauvres, peut-être plutôt par nécessité que par goût, et chez d’autres pour conserver intactes les coutumes créoles, on ne sert que les plats nationaux qui ont toujours de nombreux amateurs dans toutes les classes sociales. Les principaux plats qui composent la cuisine populaire sont : le soncochado, sorte de ragoût, le puchero, pot-au-feu créole, le locro, maïs cuit à l’eau au sucre, au lait ou avec de petits morceaux de viande, le tout très pimenté, le séviche préparé avec du poisson, des crabes ou des coquillages, etc. La chicha, sorte de