CHAPITRE IX I, La Costa. — II. Aspect. —III. Les lomas. —IV. Végétation et produc tion. — V. Propriétés rurales. — VI. L’agriculture péruvienne. — Vil. Les grandes propriétés. — VIII. Irrigation de la Costa. — IX. Les canaux de Chicama — X. Brûler la pierre. — XI Lois d’irrigation. — XII. Une région intéressante. — XIII. La province de Tumbes. — XIV. Essences forestières. — XV. Fertilité du sol. — XVI. Récoltes. — XVII. Les palmiers-cocotiers. Une exploitation avantageuse. — XVIII. Le bananier. — XIX. Ressources minières. — XX. Climat de Tumbes. I. — La Cordillère des Andes se divise en entrant au Pérou en trois chaînes qui sillonnent le pays du nord au sud. L’une de ces chaînes, que l’on nomme Cordillère Occidentale ou Cordillère de la Côte, suit et serre de si près les côtes du Pacifique, qu’entre la mer et les mon tagnes, il n’existe plus qu’une étroite bande de terre affec tant la forme d’un plan incliné, longue de près de 2.000 ki lomètres et d’une largeur variant entre 90 et 150 kilo mètres, comprise entre le hord de la mer et 1.500 à 2.000 mètres d’altitude. Cette zone, que l’on nomme la Costa., a une superficie de 250.000 kilomètres carrés environ; c’est une série de dunes (lomas), de plaines d’apparence dé sertique, sillonnées de vallées transversales arrosées par des rivières torrentueuses. II — Le sol de cette zone descend vers la mer du haut