LE PÉROU ÉCONOMIQUE 269 sont : La Compania Gomera de Tambopata, Forga é hijos, la Société Pacifique-Amazone, la Peruvian corpo ration, etc. (1). En résumé, la Montana recèle des produits de grande valeur, susceptibles, comme nous venons de le voir pour le caoutchouc, de donner de beaux bénéfices aux en treprises qui se constitueraient pour les exploiter. Mais seules des sociétés bien organisées, et surtout bien dirigées et administrées, sont capables d’atteindre des ré sultats brillants. Quoique la campagne d’un cauchero ou d’un serin- gueiro soit rémunératrice, nous ne conseillerons pas à nos compatriotes d’user leur énergie à récolter de la gomme dans les forêts. Ou bien, ce sera exceptionnellement, comme pis aller, pour se procurer la mise de fonds nécessaire pour trafiquer avec les seringueiros dans la Montana ou pour s’établir dans une ville. Nous devons imiter les Américains, les Allemands, les Anglais, dont on rencontre partout les établissements naissants et les bara- cons, sur les rives de plusieurs rivières de la Montana. Tout autant qu’eux nous sommes capables d’avoir des relations avec les gens de l’intérieur, de tenir un comptoir, de savoir faire des marchés et d’en expédier les pro duits en Europe. (1) En 1912 le gouvernement péruvien a passé un contrat avec M. Vic tor E. Gragnani pour le dragage de la rivière Tambopata entre Astilleros et Baltimore, creusant un canal qui donnera toute 1 annee un minimum de deux pieds d’eau. Ce canal, de 5 mètres de large en moyenne, devra avoir 10 mètres en plusieurs parties de son cours. Les travaux ont commencé à la fin de l’année. Une fois achevés, le concessionnaire, qui doit égale- ment établir un service régulier de bateaux automobiles, recevra 300.000 hectares de terrain dans le bassin du Madré de Dios.