310 LE PÉROU ÉCONOMIQUE Malgré la main-d’œuvre importante et la déperdition excessive de mercure, des fortunes considérables s’édifièrent ­ rien qu’en traitant le minerai par ces procédés primitifs. ­ L’exploitation des résidus et des minerais abandonnés ­ cessa d’être productive vers 1897, époque à laquelle le gouvernement péruvien ferma la « Monnaie » de Lima. La frappe de monnaie qui donnait à l’argent une valeur factice ayant été interdite, le métal blanc dut être vendu comme marchandise ; mais les prix étaient si bas qu’ils ne suffisaient pas à couvrir les frais d’exploitation; les haciendas de beneficios durent interrompre leurs travaux. VIII. — C’est à ce moment, critique pour l’industrie minière du Cerro de Pasco, que l’on se rendit compte de l’importance des dépôts de minerai de cuivre contenus dans la plupart des mines d’argent. Des fonderies furent installées, et grâce à la découverte de gisements de houille, le prix du combustible, dont le taux élevé avait toujours été la pierre d’achoppement pour les extractions de minerai, baissa d’une façon sensible, et bientôt tous les mineurs se jetèrent sur ce nouveau champ d’exploitation. ­ Des sociétés à gros capitaux se constituèrent en peu de temps. Parmi celles-ci on cite les mines de la Esperanza, del Carmen, El Triunfo, la Victoria, la Reductora, Santa Inez et Morococha; ces deux dernières ­ mines viennent d’être cédées à la Cerro de Pasco Mining Company qui lésa payées trois millions comptants. Cette opération indique quel pourrait être l’essor économique ­ de cette région, si elle était exploitée d’une façon méthodique, avec toutes les facilités que procurent les progrès de la mécanique moderne. La majeure partie des mines ayant été achetée par l a Cerro de Pasco Mining Company, l’exploitation du fameux