LE PÉROU ÉCONOMIQUE 311 centre minier par les particuliers diminua considérable ment. Les mines Etna, et Vesubio sont aujourd’hui para lysées ; par contre, El Rayo, San Jacinto, SanMiguel fonctionnent toujours avec une grande activité, quoique n’employant en aucune façon la force mécanique. Les pro cédés routiniers sont toujours en vigueur, et on ne tient aucun compte de la composition du minerai ni de la richesse de celui-ci en cuivre. Les métaux dont la teneur dépassait 30 pour 100 de cuivre étaient expédiés en Europe ou dans les ateliers de fonderie de Yauli et de Gasapalca ; ceux qui, possédant une teneur moindre, ne pouvaient supporter la dépense d’un fret élevé, étaient laissés en chantier. L’arrivée du chemin de fer favorisa l’édification d’ateliers de fonderie munis de fours à réverbères. Ces fours fonctionnent actuel lement et peuvent traiter des minerais dont la teneur n’est que de 25 pour 100 ou 20 pour 100 et même de 15 pour 100. Nous arrêterons là ces détails, car il faudrait un volume spécial rien que pour énumérer toutes les mines du Cerro de Pasco. IX. — La production moyenne du Pérou, en métal argent, s’est élevée pendant lesannées 1909, 1910et 1911 à 180.000 kilos par an en chiffres ronds. Les districts pro ducteurs se répartissent comme suit : département d’An- c ash (Huari, Huaylas, Pallasca et Recuay), 16.000 kilos ; département d’Arequipa (Caylloma), 13.000 kilos ; dé partement de Cajamarca (Cajabamba et Hualgayoc), 12.000 kilos; département de Huancavelica (Angaraes, Castrovirreyna, Huancavelica), 4.000 kilos ; département de Huanuco (Huallanca), 5.000 kilos ; département de Junin (Cerro de Pasco, Yauli), 72.000 kilos; département de Lima (Huarochiri), 38.000 kilos. Depuis 1910, on note une augmentation constante dans les exportations de mi