6 INTRODUCTION clusion, qu’il y a des métiers dans lesquels le nombre d’artisans a diminué, mais qu’il y en a d’autres dans lesquels il a augmenté. Ces constatation» sont aussi profondes que celles que ferait un physicien qui, au lieu d’étudier le mécanisme de la loi de la gravitation, se contenterait de compter sous un arbre les pommes qui tombent et celles qui ne tombent pas (1). Avant de faire parler les chiffres, il faut acquérir une claire notion de ce qu’est le métier et de ce qu’est la fabrique. Lorsqu’on a trouvé que la fabrique est, au point de vue de la quantité et de la qualité de pro duction, supérieure au métier, on peut conclure à la décadence inévitable de ce qu’on appelle la petite industrie. Mais on s’aperçoit alors que la statistique ne confirme pas entièrement cette prévision, qu’à coté des métiers dans lesquels le nombre d’artisans a diminué, il y en a d’autres où il a augmenté ; on est ainsi amené à étudier la question de plus près, et l’on constate que cette apparente contradiction est due en partie à des erreurs et à l’insuffisance de la statistique, que, d’autre part, il y a des contre-tendances qui modifient et arrêtent la décadence des métiers, et dont il convient de déterminer la force et l’importance. (f) Nous ne pouvons pas développer ici ces questions fondamentales de la méthode, qui du reste ont été traités suffisamment, notamment dans un ouvrage de Heinrich Dietzel, Theoretische Sozialôkonomie, Leipzig 1896. Il me semble que ce livre qui ?e distingue par une clarté remarquable est beaucoup trop peu connu en France et en Belgique NtttNH! Ht ' ■ 4: