12 INTRODUCTION vait récemment Max Weber, de la part d’un professeur d’université que d’avoir le courage de prouver par exem ple, le bien-fondé (Bereclitigung) d’une revendication so ciale ou de vouloir par des moyens scientifiques démontrer le fondement de celle-ci. L’un et l’autre est impossible par les moyens scientifiques ». (1) Le même auteur expri mait au nom de la l'Archiu fiir Sozialwissenschaft und Sozialpolitik l’opinion suivante : « Le mélange continuel d’une analyse scientifique des faits avec des jugements tout personnels (wertende Raisonnements) est une des particularités les plus répandues, et néam- moins extrêmement préjudiciable à nos travaux ». Aoolf Weber formule les mêmes idées dans son livre. Nous voyons ainsi qu’en Allemagne la jeune école rompt en visière avec l’ancienne. « On semble ne pas se faire une idée exacte de l’antagonisme qui se mani feste parmi les jeunes économistes contre l’iiistorisrae et le Katlieder — socialisme », écrivait en 1905, Ludwig Pohle (3). * * * Quelques mots d’explications nous paraissent indis pensables pour préciser le sens exact que nous attachons à certains termes, comme métier, fabrique, etc. (1) Die Lehrfreiheit der Universitalen. Hochschulnaehrichten, 1909, p. 91, cité par Adolf Weber, 1. c. p. 3. (2) P»' M. Weber. Die «Objektivitàt» sozialwissenschafllicher und sozialpolitischer Erkenntnis. Arch. f. Szw. u. Szp. 1904, p. 33. (3) Zeitschrift für Sozialwissenschaft. Band IV. p. 777. voir aussi son article Politih und Nationalôkonomie dans la même revue. 1910 N° 2 ss. Au dernier congrès du Verein fiir Sozialpolitik à Vienne, une discussion entre les socialistes de la chaire et leurs antagonistes a eu lieu relative ment à cette question.