16 INTRODUCTION. systèmes d’exploitation industrielle (1). Nous partageons entièrement l’avis exprimé par von Below dans sa critique du Moderne Kapitalismus « La primauté, dit-il, restera sans doute aux termes de Bûcher qui s’adap tent mieux à la chose et se recommandent aussi pour des raisons de goût. » (2). Nous employons le mot fabrique comme le fait Bûcher dans un sens plus large, c’est-à-dire en y comprenant ce qu’on appelle souvent la manufacture. Celle-ci est pour nous une subdivision de la fabrique. Nous l’opposons à la machinofacture. La différence entre ces deux formes du travail en fabrique ne consiste que dans un emploi plus ou moins grand de machines. Nous avons choisi cette terminologie, parce qu’en opposant la manufacture à la fabrique comme le fait Sombart, nous manquons d’une dénomination d’ensem ble pour caractériser une forme de production qui diffère essentiellement des autres (industries à domicile, métier, etc.). Le terme « gesellschaftlicher Betrieb « (établis sement social) que Sombart propose nous semble trop artificiel. Il est inutile de dire que nous n’avons nullement la prétention de traiter dans cet ouvrage tous les pro blèmes relatifs à l’évolution industrielle. L’ampleur du sujet rendrait notre tâche impossible. Nous nous sommes • (1) Kari, Bûcher. Die Entstehung der Volkswirtscliaft. Chap. IV. Die gewerblichen Betriebssysteme iu ihrer geschiehtlichen Entwicke- lung. (Traduction française, Eludes d’histoire et d’économie politique. -1904, p. lia ss.) (2) von Below, 1. c. 444.