40 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE les seuls qui réussissaient à donner à la soie l’éclat et le brillant dont elle est susceptible (1). Il y avait en outre plusieurs fabriques de savon noir, d’amidon, de poudre à canon, des raffineries de sel, etc. (2). Louvain était renommée pour sa bière. On y comptait, en 1783, 42 brasseries employant 200 ouvriers. On expor tait plus de 30,000 tonnes chaque année pour Bruxelles ; au delà de 20,('00 tonnes pour Anvers ; 70,000 pour la Flandre et Alost (3). A Tournai, on fabriquait de belles porcelaines et des tapisseries. En 1750 le fondateur de la manufacture de porcelaine, Peterinck, vint s’y établir. Il obtint pres- qu’aussitôt de l’impératrice Marie-Thérèse un octroi, par lequel il lui était accordé de fabriquer par privilège exclusif, dans les Pays-Bas, toutes sortes d’ouvrages de fine porcelaine pendant le terme de trente années. Il était exempt des droits d’entrée, de sortie et de tonlieu, etc. (4). La fabrication et la vente prirent un très grand dévelop pement ; le produit des ventes passa de vingt-cinq mille à cinquante mille florains par année, et le nombre d’ouvriers, qui n’était que de 40 en 1756, s’éleva de 1757 à 1761 à 80 et 100 (5). Peterinck ne s’adonna pas seulement à la fabrication de la porcelaine, mais aussi à celle de la faïence (6). (1) Le Voyageur dans les P. B. A.: 1. c. v. III. p. 246. (2) lb. (3) Ib. v. II. p. 289. (4) E. Son. : Recherches sur les anciennes porcelaines de Tournai. Paris, 4883 p. 48 et 4 9. (5) Ib. p. 36.