sonnes, un moulin devait pouvoir filer par jour 400 éclieveaux, c’est-à-dire remplacer deux cents bras (1). Tous les fabricants, concurrents des Simonis, voulu rent en avoir de pareils. Mais Cockerill était tenu par son contrat. Bientôt un autre constructeur, James Hodson, appa rut. Les nouvelles machines se répandirent non seule ment à Verviers, mais aussi dans les localités voisi nes de l’ancien Limbourg et de l’ancienne principauté de Stavelot. Aix-la-Chapelle compta également beau coup des premiers clients de Hodson (2). Pendant la domination française, l'industrie linière était aussi florissante. « C’était alors, nous dit Varlez, une période d’abondance, une des rares pendant les quelles les tisserands et les fileuses de lin purent secouer un peu leur misère traditionnelle et manger à leur faim » (3). Quelques essais de filatures mécaniques furent ten tés par Liéuin Hauwens en 1794 et plus tard par son employé Kruckx. Un décret de Napoléon (7 mai 1810) assurait même une récompense d’un million de francs à l’inventeur de la meilleure mécanique propre à filer le lin quelle que fut sa nationalité (4). Mais l’heure d’une transformation n’était pas encore venue pour l’industrie linière. Les tissus de coton satisfaisaient à la plus grande partie de la demande (1) Ib. p. 637. (2) Ib. (3) L. Varlez : 1. c. t. II. Industrie de la filature du lin, 1904. p. XXVI. (4) lb. p. XXXII.