117 la fabrication des chaussures, les industries textiles, alimentaires, les blanchisseries, les branches du vêtement. Certains Inspecteurs estiment qu’on doit permettre aux industries à feu continu de dépasser les 8 heures de travail afin d’établir un raccord entre l’équipe sortante et l’équipe entrante. Plusieurs Inspecteurs préconisent des exceptions pour les couperies et tailleries dans les verreries-gobeleteries. Les chauffeurs et mécaniciens des industries textiles, certains ouvriers exécutant des travaux préparatoires ou subséquents, tels les machinistes chargés de la mise en marche, de la surveillance et de l’entretien des machines motrices, des gazogènes, etc, les ouvriers chargés d’amener sur les chantiers ou de ramener au magasin les outils employés par eux-mêmes et par leurs compagnons de travail, les veilleurs de nuit. Briqueterie à la main.—2 heures supplémentaires. Pour les fonderies, on invoque l’impossibilité d’interrompre le travail commencé ; pour les industries saisonnières énumérées au 6 (a) IL, le surcroît de com- mandes à certaines époques de l’année ; pour les briqueteries à la main, on argüe des influences climatériques qui peuvent arrêter ou ralentir le travail. Pour les industries de la chocolaterie, de la confiserie, les fabriques de pains d’épices, de glace artificielle, d’eaux gazeuses, des Inspecteurs proposent de dépasser la limite de 48 heures, sans toutefois dépasser 54 heures et seulement pour certaines époques, au maximum 5 semaines par an. : Pour l’industrie du bâtiment, on propose la limite de 54 heures pen- dant les mois d’avril à septembre. Briqueteries: 2 heures supplémen- taires. Pour les industries alimentaires ci-dessus, on propose 54 heures au maximum et 5 semaines par an. ‘Pour les industries de la construction même régime pendant les mois d'avril à septembre. Pour les industries alimentaires ci-dessus, on invoque le surcroît de commandes à certaines époques de l’année. Pour les industries du bâtiment, cette exception est motivée par le fait que la marche de ces travaux dépend des conditions climatériques et est conséquement exposée à des interruptions et à des arrêts. EMPIRE BRITANNIQUE. ROYAUME-UNI. Dans certaines industries, le travail se poursuit d’une façon continue, soit en raison des pertes économiques énormes et de l’usure du matériel qu’entraineraït une interruption de la fabrication, soit par ce que— comme pour les produits chimiques par exemple—il est impossible d’intervenir pendant que se poursuit une opération. Actuellement, les hommes employés à ces opérations travaillent 7 jours par semaine ; il est donc évident qu’à moins d'organiser un système de relève d’équipes on devra forcément prévoir des dérogations à la limite de 48 heures. Les travailleurs employés dans les industries travaillant 7 jours par semaine demandent de plus en plus l’organisa-