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        <title>Rapport sur la journée de huit heures ou la semaine de quarante-huit heures</title>
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heures par jour et de lui accorder quelques heures de liberté, certains 
autres jours. Les employés de l’Asile d’aliénés du Queensland ont 
accepté la semaine de 48 heures, avec la journée de 12 heures et les 
gardiens de prison la semaine de 48 heures sans limitation journalière. 
Quand le travail est continu et exécuté par équipes de 8 heures, 
un ouvrier fournit deux périodes de travail de 8 heures par 24 heures, 
à l’occasion de la relève des équipes ; il fait donc plus de 8 heures par 
jour. Dans les chemins de fer où la durée des équipes varie, même si 
une équipe ne fait que 8 heures, deux relèves peuvent se produire en 
24 heures à moins que l’on impose un intervalle de 16 heures entre les 
relèves ; si l’on prescrit cet intervalle il sera, très souvent, impossible 
d’imposer à un ouvrier 6 postes de 8 heures par semaine. 
En résumé, parmi les industries ou catégories qui méritent un traite- 
ment particulier figurent la laïterie, les industries agricoles et pastorales, 
les chemins de fer et la navigation, les industries de l’alimentation 
(hôtels, restaurants, etc.) les hôpitaux, les asiles, les prisons, les casernes 
de pompiers, où le personnel est généralement logé sur les lieux de 
travail. Deux branches d’industrie donnent lieu à des considérations 
spéciales, savoir ; la préparation des aliments et les soins à donner aux 
animaux, et exploitation des lignes des chemins de fer d'intérêt local. 
Diverses catégories de travailleurs méritent une attention particulière, 
tels les charretiers, les domestiques les cuisiniers, les employés de 
restaurants, les gardeurs de bestiaux, les conducteurs de machines, le 
personnel ambulant, et le personnel travaillant en équipes sur les 
chemins de fer. D’une façon générale, la limitation ne devrait pas 
s’appliquer au personnel de direction et de surveillance. On pourrait 
insérer une clause autorisant un organisme administratif à certifier que 
l’intérêt général justifie la prolongation de la journée dans les industries 
ci-dessus énumérées, sans rémunération des heures supplémentaires, et 
une clause générale permettant de dépasser cette limite moyennant 
rémunération des heures supplémentaires. On pourrait interdire 
absolument de faire plus de 4 heures supplémentaires, excepté pour 
rassembler et conduire le bétail. 
Des stipulations générales devraient permettre aux employés de 
faire 48 heures en 5 jours 1/2 ou 44 heures en 5 jours. 
La nature même de l’industrie suffit amplement à justifier ces déroga- 
tions. Très peu d’industries, branches d’industries ou de catégories 
de travailleurs doivent être exemptées de la limite des 48 heures. Les 
seuls ‘ouvriers auxquels l’on puisse songer sont ceux qui éxécutent un 
travail se répétant 7 jours par semaine (traire les vaches, conduire le 
bétail), ou nécessitant l’emploi d’un mécanisme fonctionnant sans 
interruption pendant la semaine. Même dans ces cas, le repos d’un 
jour par semaine est presque toujours possible, excepté dans l’industrie 
laitière, la garde des bestiaux ou lorsque l’on travaille en des lieux 
écartés. 
On ne peut fixer aucune limitation pour la garde des bestiaux ; on 
ne pourra que très difficilement le faire pour l’industrie laitière, sauf en</div>
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