LE CHOMAGE EN BELGIQUE AVANT LA GUERRE ; Tout le monde sait que le service du placement des chômeurs est un complément nécessaire de l’indemnité de chômage. La Belgi- que n’avait pas manqué de s’oceuper d’organiser le placement en même temps que l’encouragement à la prévoyance. Au moment de l’invasion, 49 Bourses du Travail agréées par le Gouvernement fonctionnaient dans le pays. Le principe était, ici encore, de subsidier les œuvres de l’initiative privée, soit des Bourses officielles, c’est-à-dire créées par des communes, soit des Bourses syndicales ou créées par des particuliers. L'Etat allouait des subsides de premier établissement aux Bourses qui se fondaient et des subsidet de fonctionnement. Les provinces et les communes accordaiens également des subventions en argent et des avantages en nature, tels que jouissance de locaux, aide d’employés, ete. En 1913, l’Etat avait alloué 29.370 francs aux 43 Bourses qui avaient fait des opérations en 1912, et 200 francs de premier éta- blissement à 7 Bourses qui s’étaient formées pendant l’année. Les subsides en espèces des provinces s’étaient élevés à 11.227 francs, celles des communes à 33.101 francs. Les opérations des Bourses du travail en 1913 peuvent se résumer ainsi : Les 49 Bourses avaient reçu : 67.489 demandes d’emploi émanant d'hommes. 20.699 — x — de femmes; soit 88.188 au total. 55.083 offres d’emploi pour hommes. 19.617 — — de femmes; soit 74.700 au total. Elles avaient opéré : 33.010 placements d'hommes, et 10.729 ue de femmes ; soit 43.739 au total. Les chiffres proportionnels étaient les suivants 118 demandes pour 100 offres ou 110 offres pour 100 demandes. 49 placements pour 100 demandes, et = 58 placements pour 100 offres. Jà 2