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        <title>Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande</title>
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            <surname>Mahaim</surname>
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      <div>CARACTÈRES ESSENTIELS AU POINT DE VUE ÉCONOMIQUE 
Outre la « grande culture » des céréales, des légumineuses, des 
plantes industrielles, des plantes racines et des fourrages, les cultures 
« dérobées » de 190.163 hectares faisaient donner à la terre une 
deuxième récolte par an, et la culture des légumes, des fruits et des 
fleurs en serres ajoutait une précieuse valeur au domaine agricole. 
Le monde entier sait que, malgré le développement de son agri- 
culture, la Belgique était obligée d’importer une grande partie de sa 
subsistance de l’étranger. M. A. Henry, le savant directeur général 
au Ministère de l’Agriculture, qui fut aussi le Secrétaire général du 
Comité National de Secours et d’Alimentation, a exprimé en jours 
de consommation, les quantités que la Belgique produisait et celles 
qu’elle devait importer : (1) 
PRODUCTION INDIGÈNE IMPORTATION 
POTGS  siapaeneue ex un +70 11H72 
Bêtes bovines ..........….. Ts 
Pommes de terre .......….. 
AVOING ++ 0h 2e rmasrr ch à 
Seigle ti rure+ ue 
Froment ..… 2uivaut Ve vs 
La production de lait, de fruits, de légumes, était insuffisante pour 
les besoins du pays ; on voit que le déficit n’était vraiment important 
que pour le froment, l’avoine et le seigle — et aussi pour les graisses 
alimentaires. 
Mais le déficit n’était point dû à l'incapacité de nos agriculteurs : 
ls tenaient la tête au point de vue du rendement par unité de super- 
ficie. D’après le Bulletin de Statistique agricole de l’Institut Interna- 
tional d’Agriculture de Rome, le rendement par hectare nous classait 
en second rang pour le froment, le Danemark ayant le premier, mais 
en premier rang pour le seigle, l’orge et l’avoine, les pommes de terre, 
le houblon et le tabac. 
C’est que la Belgique est restée le pays des petites exploitations 
agricoles, — ce qui est intéressant à noter au point de vue de chômage. 
Nulle part ailleurs l’étendue moyenne d’une exploitation n’est aussi 
faible : 2 hectares 30 ares, en comptant toutes les exploitations, 
5 hectares 86 ares, en excluant du caleul les exploitations de moins 
de 40 ares, De même, la Belgique est le type du pays de petits proprié- 
(1) A. HENRy, op. cit, p. 192 et, dans la présente collection, M. A. Henry, Le 
ravitaillement de la Belgique pendant l’occupation allemande, p. 13.</div>
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