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        <title>Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande</title>
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            <surname>Mahaim</surname>
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      <div>LES PREMIERS EFFETS DE LA GUERRE J}1 
perd. Sans doute, on peut s’occuper à des besognes urgentes, qui 
prennent toute l’activité et l’exaspèrent parfois jusqu’à la fièvre, 
mais c’est passager ou discontinu, parfois morbide. On peut dire 
que les occupations normales de la vie sociale sont devenues sinon 
impossibles, du moins extrêmement difficiles. Il n’y a rien d’étonnant, 
dès lors, que le chômage, c’est-à-dire l’arrêt du travail lucratif, pénètre 
profondément toutes les classes et tous les métiers, non seulement 
pour des raisons matérielles, mais pour des causes morales profondes. 
La Belgique offrit ce spectacle pendant quelque temps. Mais le 
désarroi complet n’est pas un état durable. Il fit place bientôt à 
une réaction de vie, d'activité, d’énergie. Le Belge n’est d’ailleurs 
pas un contemplatif. Il est essentiellement pratique, un peu terre 
à terre. Bientôt, du malheur général même, vint le salut, sous la 
forme du Comité National de Secours et d’Alimentation. 
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