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        <title>Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande</title>
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            <surname>Mahaim</surname>
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      <div>148 LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L'OCCUPATION ALLEMANDE 
moyen était le moins nombreux et contenait relativement plus de 
chômeurs. 
Au tableau H, les ménages sont répartis à la fois d’après le nombre 
de chômeurs et de secourus qu’ils comprennent. On y voit que le type 
le plus fréquent, le maximum de la partie gauche du tableau est 
le ménage de deux personnes (secourues) comprenant un seul cho- 
meur. On peut y suivre le décroissement des nombres dans les deux 
sens, dans le sens des chômeurs et dans le sens des personnes secourues. 
On s’étonnera peut-être de trouver des ménages où il n’y a qu'un 
ehômeur, mais douze personnes secourues ; ou d’autre part, des 
ménages de neuf personnes où il y a huit chômeurs. Mais c’étaient 
là des exceptions, dont la rareté donnait sa pleine valeur à la fréquence 
des groupes nombreux. 
4. Les deux tableaux suivants, | et J,nous éclairent sur un point 
extrêmement important : la répartition des ménages secourus d’après 
leurs ressources, ou plus exactement, d’après leur déclaration de 
ressources. Il y avait des ménages où aucune personne secourue ni 
aucune personne exclue ne travaillait et n'avait de salaires, mais ces 
ménages pouvaient avoir des ressources, provenant d’épargnes, ou 
d’autres causes. 
Il y avait aussi des ménages qui, ayant des membres au travail 
et gagnant un salaire, avaient des ressources. Dans quelle mesure ? 
C’est ce qu’indique le tableau I. On y voit que le ménage le plus fré- 
quent, parmi ces 26.873 ménages ayant des ressources, était celui 
dans lequel il entrait du salaire pour 5 à 10 francs par semaine et 
qui n’avait aucune autre ressource. Les deux tiers à peu près de ces 
ménages, 65,74 pour cent, n’avaient déclaré aucune ressource. Mais 
il y à au contraire, des cas extrêmes : deux ménages étaient admis au 
secours, ayant encore 10 à 15 francs de salaires et 30 à 35 francs 
d’autres ressources. Un autre gagnant plus de 50 francs de salaires, 
avait encore des ressources de 5 à 10 francs. Il fallait évidemment 
que la composition de ces ménages répondit aux exigences du règle- 
ment pour qu’il en fût ainsi. 
Le tableau J répond précisément à la question de savoir quelle 
était la composition de ces ménages ayant des ressources. Mais il n’a 
pas été possible de distinguer la source du revenu, et nous avons 
réuni le salaire ét les ressources. Il révèle d’abord que le ménage le 
plus fréquent parmi ces 26.873 privilégiés est le ménage de trois per- 
sonnes, au lieu de deux personnes pour l’ensemble des ménages. 
Ensuite, le revenu le plus fréquent est celui de 5 à 10 francs par semaine, 
et il appartient précisément au ménage de trois personnes. Le cas 
typique coïncide donc pour les deux variables. En outre, le revenu le</div>
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