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        <title>Principes d'économie politique</title>
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      <div>LES SALARIÉS 
X11 
Les garanties contre les risques. 
Ce n’est pas tout pour le salarié que de toucher un salaire 
suffisant et de n’être pas soumis à un travail trop écrasant. Il 
est encore une troisième condition sans laquelle sa vie est 
pleine d’angoisses : c’est la sécurité. À l’homme qui doit vivre 
au jour le jour il faut une garantie contre les risques qui 
menacent à chaque instant de lui enlever son travail et par 
consé‘"&amp;gt;nt son pain. Il en est trois qui lui sont communs 
avec tous les hommes, à savoir la maladie, la vieillesse et la 
mort, et mème quatre si l’on compte à part l'invalidité — et 
deux qi sont spéciaux à sa condition et qui sont les accidents 
du iravail et le chômage. Cela fait cinq ou six, c'est beaucoup. 
Et tous ont ce caractère commun de le priver temporaire- 
ment ou définitivemient de son salaire et par conséquent de 
le réduire, lui ou les siens, à la misère. Or que peut-il faire à 
lui seul contre tant d’ennemis ! Peu de chose. 
l+faut distinguer entre les mesures préventives qui ont pour 
but d'empêcher la réalisation du risque et' celles réparatives 
qui ont pour but, au cas où le mal n’a pu être évité, tout au 
moins de réparer les dommages pécuniaires qu’il a causés. 
Ce'sont ces derniers seulement qui rentrent sous la dénomi- 
nation d’assurance. 
Au point de vue preventif, l’ouvrier, par la tempérance et 
en se conformant aux indications de l'hygiène, dans la 
mesure où son modique budget lui permettra de les suivre, 
peut éviter en partie la maladie, retarder l'heure de la vieil - 
lesse et même celle de la mort; mais il n’est guère en son 
pouvoir d'éviter les deux autres risques, accidents et chô- 
mage, car il est évident que l’un et l’autre tiennent à des 
causes techniques ou sociales qu’il subit, mais qu’il ne peut 
modifier. 
Au point de vue réparatif, l’ouvrier peut, tout au plus, par 
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