Gros de Hambourg, par exemple, est passé de 109.605.470 marks en 1911 à 228.169.471 marks en 1925; en Grande-Bretagne, l’ensemble du volume des affaires du Magasin de Gros anglais et du Magasin de Gros écossais a atteint en 1925 le montant de £94.244.833 (£35.744.069 en 1912). Le chiffre d’affaires des coopératives de consommation en Grande-Bretagne s’approche de £200.000.000. Le montant des capitaux (capitaux propres et capi- taux empruntés) dont elles disposaient en 1924 était de £99.531.737, c’est-à-dire qu’il avait plus que doublé depuis 1913 (£45.267.115). Le Magasin de Gros anglais, à lui seul (sans y joindre le Magasin de Gros écossais) est le plus important fabri- cant, la plus grande entreprise commerciale, le plus grand propriétaire foncier du Royaume-Uni. Il exploite plus d’une centaine d’entreprises dans une quaran- taine de branches des plus diverses de la production industrielle; la valeur de sa production, qui a doublé au cours des dix dernières années s’élève à près de £30 millions !. Ce que nous proposons de faire apparaître ici, c’est l’ordre de grandeur de leurs besoins d’approvisionnements en blé ou farine et en produits laitiers et plus particu- lièrement la portion de leur demande qu’elles apportent sur le marché international. Notre dessein est non pas de fournir des informations complètes, mais de pré- senter quelques données caractéristiques et bien établies. Dans l’état actuel des statistiques, il est impossible de faire une enquête exhaustive. Les difficultés d’une telle enquête seraient d’ailleurs inégales selon qu’il s’agirait de l’appro- visionnement en beurre et fromage, d’une part, ou en blé et farine d'autre part. Les produits laitiers ne font qu’exceptionnellement l’objet de coopératives spécialisées, ce qui rend presque impossible l’établissement d’une statistique complète. Au contraire, les coopératives spécialisées dans la fabrication du pain sont nombreuses et même lorsque les boulangeries appartiennent à des coopéra- tives de consommation générale, elles n’en sont pas moins techniquement des unités particulières et distinctes, capables de fournir plus aisément les renseigne- ments qui les concernent. Quant au montant des besoins que les coopératives de consommation satisfont sur le marché international, il dépend, bien entendu, dans une large mesure de la nature de l’économie de chaque pays, en particulier du rapport entre sa propre production et sa consommation du produit considéré. Les organisations coopératives adhérentes à l’Alliance coopérative inter- nationale ont constitué en 1919 un Comité international, transformé en 1924 en une société qui a pris le titre de « Magasin de Gros coopératif international ». Cet organisme s’est donné comme tâche d’établir la statistique des transactions internationales effectuées par chacun des Magasins de Gros nationaux, et d’étudier leurs possibilités d’approvisionnement en commun. 1 Sur l’efficacité de l’action des coopératives de consommation en vue d’accroître le pouvoir d’achat des masses, voir le document C.E.I. 11: « Résultats de quelques-unes des enquêtes établissant la comparaison entre les prix de détail du commerce privé et ceux des sociétés coopératives de consommation». 79.