SES = (intérêt sur son capital et rétribution pour son travail manuel et de direction), on doit additionner les chiffres des colonnes 6 et 7, ou, si le fermier est un proprié- taire exploitant, les colonnes 5, 6 et 7. La part du coût du travail manuel, dans le coût de la production, peut être évaluée, cependant, en ce qui concerne certaines récoltes de la ferme centrale expérimentale d’Ottawa, pour l’année 1925. Les comptes servent à montrer quel- ques-unes des difficultés que présente la comptabilité analytique. C’est ainsi que le coût de l’outillage aratoire est une approximation; il en est de même du coût du fumier de la ferme et des frais de son épandage, ou du coût du fumier ayant servi à une culture précédente et qui garde encore, dans le sol, une valeur d’engrais. En ce qui concerne les profits, le montant élevé de ceux-ci que l’on constate, pour les pommes de terre, par exemple, est dû à la fois à l’abondance de la récolte et aux prix rémunérateurs. Il est évident que l’on aurait besoin d’étudier un grand nombre de ces comptes avant de pouvoir tirer des conclusions. On trouvera le résumé de cette comptabilité dans le tableau II. La rému- nération du travail manuel est calculée à raison de 22 cents par heure 1. TABLEAU II. — COÛT DU TRAVAIL DANS LE COÛT TOTAL DE LA PRODUCTION DE CERTAINES RÉCOLTES; FERME EXPÉRIMENTALE D'OTTAWA, 1925 (Par acre) = : A Maïs Betteraves Pommes Coût de la production Avoine Foin (ensilage) fourragères de terre $ 9; $ Ti mu af se $ 4%, Travail manuel. . 00 5,06 11° 5,02 28 19.45 24,51 1108 sa (04 7 Loyer etimpôts. . .. . 750 1) 7,55 = ki = 750 Le 0 4 À 50 | 4 Disers ° 9909 646. 15,34 55.3’ 51,16% 583,61 2b,42 . 1,3 04,55 | 54,9 Ensemble des postes. 35.48 100 | 28,76 ‘- 0 7 .,02 " 117,59 [100 Rendement brut 41694 - ! DA,84 6 73 332,30 | - Profit . 107% - 26, 29" 214,71 ! 1 Les frais de battage — qu’il serait peut-être préférable de faire rentrer dans le coût du travail — s’élèvent à pat etes pu deulillage (y compris le matériel d’ensilage) s’élèvent à 6 dollars par acre. (Ces frais sont fixés à 3 dollars'par acre dans les autres comptes.) * Y compris les charrois. DANEMARK L'Office d’économie agricole du Danemark (Landokonomisk Driftsbureau), créé en 1918 et subventionné par l’Etat, publie, chaque année, la comptabilité d’un certain nombre d’exploitations agricoles de caractère différent et de superficie variée. Les comptes, dont on trouvera l’analyse ci-dessous, portent sur l’exercice allant d’avril 1923 à mars 1924. Cette période de 12 mois — la première, depuis la guerre, au cours de laquelle l’agriculture danoise a pu bénéficier de conditions 1 Le travail d’épandage du fumier de la ferme rentre dans le poste « Divers ». 7 du