= 10 — «Si, en effet, nous réussissions à résoudre, comme le veulent les socialistes, le problème de la distribution inté- rieure du revenu national, en supprimant totalement le béné- fice extraordinaire du capital qui serait attribué aux travail- leurs, la nouvélle distribution qui en résulterait n’augmen- terait la rétribution du travail que d’un pourcentage minime, qui n’atteindrait peut-être pas même le 20 %. Les statistiques montrent en effet que, dans l’organisation économique actuelle, la plus grande partie du revenu national, soit plus de 80 %, va déjà aux travailleurs et une petite partie, moins de 20 %, aux capitalistes. Mais en réalité, le petit avantage résultant de cette distribution différente du revenu serait largement absorbé par le changement apporté à l’organisation de la production. L’expérience prouve — l'exemple de la Russie est décisif à cet égard — que la substitution de l’organisation collective à l’organisation privée de la production a des effets destructeurs. Le processus de production est arrêté. Dans cette contradiction entre la valeur du résultat et les moyens em- ployés pour l’obtenir réside l’absurdité des système socialistes. « Au contraire, la question de la distribution internatio- nale de la richesse est importante et décisive pour le prolé- tariat d’un pays pauvre. Il y a des pays à qui leurs ressour- ces naturelles permettent de jouir d’un revenu quatre, cinq, dix fois plus élevé que celui de l’Italie. Ce sont les pays où les revenus de tous les citoyens, et même des travailleurs, sont plusieurs fois supérieurs à ceux des citoyens et aussi des travailleurs italiens. « C’est ce problème là, et celui-là seulement, qui est le problème du travail en Italie, et ce n’est pas autre chose qu’un aspect du problème national italien. «La faute historique du socialisme, c’est d’avoir systé- matiquement, à l’aide de diversions inutiles et dangereuses, fait oublier ce problème au prolétariat italien. Le mérite indestructible du fascisme consiste à l’avoir posé nettement devant la conscience des ouvriers de l’Italie. «La solution du problème national italien repose sur la plus étroite solidarité des classes et des catégories du peuple italien. La loi syndicale que nous avons présentée est un pas décisif sur cette voie, sur la voie de la « valorisation » de la nation italienne dans le monde. «La valeur sociale et politique de la loi est donc immense. Elle marque la fin d’une période historique et le +.