pourra, à notre avis avoir que des résultats heureux. Je hercie chaleureusement le sénateur Schanzer de l’éloge qu’il fait de la structure technique du projet de loi. Je me suis preé en réalité d’organiser un système qui soit en même ï pr achevé et élastique. La cause de l’échec des tentatives ; logues qui ont été faites dans d’autres pays dépend essen- _ lement de la façon inorganique ou.unilatérale dont le pro- ê me a été affronté dans le monde entier, peut-on dire. A = tains égard, le sénateur Loria a raison d'affirmer que rien ; semblable n’existe dans aucun pays, et l’on comprend bien i: + lrquoi: c’est que le climat historique qui à produit ce projet & loi appartient en propre à l’Italie d’aujourd’hui. Ce n’est $ que des juristes, des économistes ou même de simples ‘“umes de cœur, n’aient, ailleurs, entrevu le problème. Mais _ conditions de la société et de l’Etat n’ont pas permis eurs de le résoudre organiquement, parce que la méfiance : classes ouvrières ou des classes patronales empéchait donner au problème une solution complète et organique. { contre, dans notre projet de loi le problème est envisagé 1 son intégralité: reconnaissance légale des syndicats, jccniration de la représentation de la catégorie en un seul 'dicat; discipline des contrats collectifs stipulés par ce idicat, qui sont déclarés valables juridiquement envers is les intéressés; institution du tribunal du travail, c’est-à- b d’un organe juridictionnel et non point seulement d’arbi- e, statuant sur les conflits du travail; enfin interdiction 3 à grève et du lock-out, et punition de ces faits comme ; its. Tels sont les quatre points du projet de loi, qui sont ‘ ‘tre anneaux d’une même chaîne. N ous ne pourrions renon- | à l’un d’entre eux sans faire crouler tout l’édifice. Mais ès avoir fait remarquer qu’il est organique, je dois insister “son élasticité. Toute cette réglementation, qui embrasse matière vaste et difficile, tient dans 23 articles. Ce fait significatif. C’est qu'il ne faut pas vouloir tout régler dans oi. Il faut au contraire que la loi soit susceptible de tous développements et de toutes les adaptations. De la sorte, éponds d'avance à de nombreuses demandes qui ont été s par les intéressés à propos de telle ou telle organisa- . } patronale ou ouvrière. Il ne faut pas croire que la loi 9 ra donner une solution à tous les problèmes inhérents à Z ganisation ouvrière ou patronale. Elle ne doit pas les résou- ce n’est pas la loi qui doit organiser les classes laborieuses 1 195