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        <title>La réforme syndicale en Italie</title>
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      <div>avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, c’est un reste 
de mentalité arriérée et je dirais presque médiévale. Au 
Moyen Age, en effet, c’est-à-dire dans une période de désagré- 
gation de l’Etat, des phénomènes semblables se sont produits: 
la commune du peuple et la commune de la seigneurie coexis- 
taient. Aujourd’hui nous nous étonnerions de voir exercer les 
fonctions communales par plusieurs administrations dans un 
même territoire. Pourquoi le même raisonnement ne pourrait- 
il s’appliquer aux syndicats ? Si le syndicat est un organe de 
droit public, il ne peut y en avoir qu’un. Tout au plus peut-on 
admettre (et nous sommes très larges en l'admettant) que 
d’autres syndicats puissent exister à côté du syndicat reconnu, 
mais comme simples associations de fait. 
«Tout cela est si simple que nous nous étonnerons tous 
dans quelque temps qu'il ait fallu tant d'effort pour le com- 
prendre. 
«Il est surtout important de nous débarrasser de l’idée 
que ces organisations d’ordre social doivent être des instru- 
ments de lutte politique et un moyen permettant à des hommes 
et à des groupes politiques de se mettre en valeur. 
« Le syndicat de droit public est, par lui-même, un organe 
apolitique. Les hommes qui le dirigent peuvent avoir leurs 
opinions politiques, mais le syndicat n’a pas, en soi, de fonc- 
tion politique. En somme, il faut opérer finalement la sépa- 
ration entre le syndicalisme et la politique. 
« Sur ce point, toutefois, il est bon de s’entendre clairement. 
Nous voulons la séparation entre le syndicat et la politique de 
parti, mais non pas entre le syndicat et le sentiment national 
ou entre le syndicat et le sentiment religieux. Le culte de la 
patrie n’a rien de politique, c’est le devoir de tous les Italiens; 
et de même, le respect et la pratique de la religion catholique, 
qui est la religion de l'Etat, ne sont pas et ne doivent pas être 
un instrument politique, mais une forme et une nécessité 
de vie. 
« Le syndicat collaborera done avec l'Etat dans l’accom- 
plissement de ses devoirs moraux et sociaux, pour maintenir 
le sentiment patriotique et religieux, pour réaliser la paix 
sociale parfaite, la solidarité nationale complète. 
«Je crois que ces déclarations satisferont l’honorable 
Cavazzoni. Oui, honorable Cavazzoni, tous les bons catholiques 
pourront entrer dans les syndicats légalement reconnus, s’ils 
sont en même temps de bons Italiens. Non seulement ils n’y 
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